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La journée de solidarité a rapporté 19 milliards d'euros depuis 2004

Michel Delaunay assure que le trop perçu de la journée de solidarité est mis dans une réserve

Michel Delaunay assure que le trop perçu de la journée de solidarité est mis dans une réserve - -

Le lundi de Pentecôte est pour une partie des salariés du privé consacré à la journée de solidarité au profit de la politique contre la dépendance. Cette dernière a permis d'engranger 18,6 milliards d'euros depuis sa création. Elle devrait rapporter près de 2,5 milliards cette année.

Pour plusieurs Français, le lundi de Pentecôte reste un jour de travail, comme les autres. Selon Europe1.fr , qui évoque des chiffres de l'agence d'intérim Randstad, environ un Français sur trois travaillerait ce lundi 20 mai.

Ces salariés "offrent" ainsi une journée de travail pour financer la politique de lutte contre la dépendance des personnes âgées, ce que l'on appelle la journée de solidarité (voir encadré).

Dans une interview au Parisien de ce lundi, la ministre déléguée aux personnes âgées, Michèle Delaunay, rappelle que depuis sa création, "cette journée a rapporté 19 milliards d'euros" (18,6 milliards exactement, selon la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie).

2,4 milliards prévus pour 2013

Pour la seule année 2012, les recettes se sont élevées à 2,39 milliards d'euros. 1,4 milliard est allé aux bénéfices des personnes âgées pour financer notamment l'Allocation personnalisées d'autonomie (APA) ou les établissements et services médicaux sociaux prenant en charge ces personnes. Et 956 millions d'euros ont été dévolus aux personnes handicapés. Pour 2013, l'Etat table sur 2,448 milliards d'euros.

Michèle Delaunay reconnait toutefois dans Le Parisien "qu'il est vrai que tout n'est pas dépensé sur les 2,4 milliards collectés chaque année (…) mais ces euros tombent dans une réserve".

"Contrairement à ce que disent quelques esprits chagrins, cet argent n'est pas détourné de son but, il va bien aux personnes âgées et handicapées", se défend la ministre. Cette dernière doit encore mener à bien la réforme de la dépendance, une promesse de campagne de François Hollande qui fut aussi l'une de celle de son prédéceseur.

Pour l'heure, seule l'instauration depuis avril dernier d'une taxe de 0,3% sur les retraites les plus élevées destinée à financer la dépendance a vu le jour. Le gouvernement se garde bien d'évoquer une hausse de la CSG pour financer cette politique comme Michèle Delaunay le faisait encore l'an dernier.

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Julien Marion