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L'épargne salariale a de nouveau la cote

Un an après la baisse de la taxe sur l'épargne salariale, instaurée par la loi Macron, de plus en plus d'entreprises se convertissent à cette forme d'intéressement des salariés. A commencer par les PME.

L'épargne salariale était à l'honneur ce mardi 20 septembre à la Maison de la chimie à Paris, pour les 4èmes rencontres parlementaires sur ce thème, auxquelles était convié Manuel Valls. L'occasion de faire un point d'étape. De fait, un peu plus d'un an après le vote de la loi Macron, qui rendait le dispositif plus attractif pour les entreprises, les perspectives sont bonnes.

Le forfait social, une taxe à la charge de l'entreprise sur l'épargne salariale, est passée de 20 à 16% sur tous les dispositifs de retraite de l'épargne salariale (le Perco). Et même à 8% pour les entreprises de moins de 50 salariés qui mettent en place pour la première fois des accords de participation ou d'intéressement. Une baisse incitative.

Les TPE et PME franchissent le pas

D'autant que ce même forfait social avait à l'inverse été augmenté en début du quinquennat. Le résultat se révèle "très positif" dans les entreprises. Il y a eu "un vrai appel d'air dans les ETI et les grands groupes qui continuent massivement de s'équiper en plan d'épargne retraite", affirment les experts du cabinet Eres, un réseau d'accompagnement pour mettre en place ce type de dispositifs.

Mais surtout, les petites entreprises franchissent enfin le pas pour adopter cet outil de fidélisation. "Cette année, nous avons reçu deux fois plus de demandes pour mettre en place des accords d'intéressements dans les TPE", assure le cabinet.

Les TPE et PME avaient commencé à se convertir à l'épargne salariale au début des années 2000. À l'époque, seuls 3% des salariés français des entreprises de moins de 50 salariés avaient accès à ce type d'intéressement. Fin 2014, ils étaient plus de 20%. Aujourd'hui, les spécialistes du secteur s'attendent à une poursuite du mouvement, au point d'atteindre le taux d'équipement des grandes entreprises.

Pauline Tattevin, édité par N.G.