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François Hollande, nouveau champion de la baisse des dépenses publiques

Le chef de l'Etat plaide pour une réduction des dépenses publiques

Le chef de l'Etat plaide pour une réduction des dépenses publiques - -

Le chef de l'Etat a réaffirmé, mardi 8 janvier, que la réduction des dépenses publiques était désormais l'un des objectifs de sa politique. Mais il n'a pas donné de détails quant à sa réalisation.

De "la ténacité, de la volonté et même du patriotisme". Voilà comment François Hollande a, ce mardi 8 janvier, évoqué lors des voeux aux Corps constitués la réduction des dépenses publiques.

"Cette année, ce sont 10 milliards d'euros d'économies que nous devrons dégager sur le budget de l'Etat tout en préservant les secteurs prioritaires: l'emploi, l'école, la justice, la sécurité", a-t-il ajouté.

Il n'a pas expréssement évoqué les 60 milliards d'euros d'économies attendues d'ici à 2017, mais il a en revanche mis en avant la méthode: la Modernisation de l'action publique (MAC) impulsée par son Premier ministre fin décembre. Jean-Marc Ayrault a, en effet, lancé plusieurs audits des politiques publiques afin de dégager des marges budgétaires dès 2014.

"Entendons-nous bien. Il ne s'agit pas d'une RGPP (Révision générale des dépenses publiques) qui a eu mauvaise presse et qui ressurgirait sous un autre nom. Il ne s'agit pas non plus d'une logique du soupçon", a précisé François Hollande.

Pour le chef de l'Etat, "évaluer les services publics, ce n'est donc pas contester leur nécessité. C'est, au contraire, leur donner tous les moyens de leur efficacité et même de leur légitimité", a plaidé le président, prônant "la simplification", "le regroupement" des administrations et "de nouvelles relations entre l'Etat et les collectivités locales".

Enfin, évoquant le penchant français pour la réglementation, il a déploré que notre "pays accumule accumule 2000 lois, 26 000 décrets, 16 000 pages de circulaires". "Toute création d'une norme nouvelle sera accompagnée de la suppression d'une autre", a-t-il promis. Et de conclure: "Moins de lois, des lois plus courtes, moins bavardes, moins confuses". Il n'y a plus qu'à passer aux actes...

Patrick Coquidé et AFP