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Des "privatisations importantes" auront bientôt lieu en France

"Je vous confirme simplement que nous ferons des privatisations importantes", a déclaré le ministre.

"Je vous confirme simplement que nous ferons des privatisations importantes", a déclaré le ministre. - Jacques Demarthon - AFP

Bruno Le Maire, ministre de l'Économie et des Finances, affirme que l'État veut "dégager des moyens financiers pour investir sur les technologies de rupture". Pour le ministre, la France prend du retard dans ce domaine.

Bruno Le Maire a confirmé des "privatisations importantes" à venir en France. "Je vous confirme simplement que nous ferons des privatisations importantes, car nous voulons que l'État dégage des moyens financiers pour investir sur les technologies de rupture sur lesquelles nous sommes en train de prendre du retard", a déclaré le ministre de l'Économie et des Finances au micro de l'émission Questions Politiques, interrogé par des journalistes de France Télévision, Le Monde et France Inter.

Plutôt que de "toucher des dividendes régulièrement" d'entreprises nationalisées, l'État préfère consacrer "10 milliards d'euros" issus de futures privatisations afin de "financer des recherches sur l'intelligence artificielle ou le stockage de données ou sur le stockage d'énergie renouvelable", a détaillé le ministre. Il n'a pas précisé quelles entreprises seraient concernées par des privatisations: "si vous le dites, vous faites perdre de la valeur aux entreprises et je pense que là encore ce serait être un mauvais gestionnaire que de donner la liste avant", s'est-il justifié.

Privatiser Aéroports de Paris

Le gouvernement a déjà indiqué vouloir céder une partie du capital de la Française des jeux (FDJ), tout en gardant le monopole, tandis que la décision de privatiser Aéroports de Paris (ADP) "est prise depuis longtemps", avait expliqué à l'AFP une source proche du dossier début mars. "Le rôle de l'État c'est quoi? C'est les services publics, la SNCF, la Poste, voilà pourquoi nous les réformons. C'est en deuxième lieu, certains actifs stratégiques, les actifs militaires, l'énergie nucléaire, des choses qui sont très sensibles, et puis c'est la capacité à intervenir pour réguler quand c'est nécessaire (...) pour tenir l'ordre public économique" a lancé Bruno Le Maire. 

Sur le plan international, Bruno Le Maire a rappelé qu'il porterait "dès lundi et mardi" l'opposition de la France aux mesures protectionnistes décidées par Donald Trump sur l'acier, lors du G20 Finances qui se tient à Buenos Aires. "J'ai rencontré des salariés (...) leurs inquiétudes sont légitimes, tout l'acier qui ne rentrera pas aux États-Unis (en raison du relèvement des droits de douane, NDLR) pourrait se déverser en Europe et faire baisser les prix de 5%" a-t-il estimé. "La guerre commerciale ne fera que des victimes, entreprises, croissance, emplois, et notre capacité à nous de nous redresser", a prévenu le ministre.

D. L. avec AFP