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Déficit : de plus en plus d'indulgence envers la France

Les efforts de la France pour assainir ses finances publiques sont reconnus et loués par l'Europe et le FMI

Les efforts de la France pour assainir ses finances publiques sont reconnus et loués par l'Europe et le FMI - -

L’objectif de réduction du déficit français à 3% du PIB en 2013 paraît peu réaliste aux instances internationales. Mais elles ne s’inquiètent pas outre-mesure que ce ratio ne soit pas atteint.

Le gouvernement sera-t-il finalement obligé de revoir ses objectifs de réduction de déficit ? C'est la question qui se pose en ce tout début d'année, alors que les prévisions de croissance du gouvernement sont jugées largement trop optimistes. Si la France devait revenir sur son engagement, le FMI et la Commission européenne se sont déjà dits prêts à faire preuve d'indulgence.

Un effort d'ajustement budgétaire d'une intensité remarquable

Aujourd'hui, tout le monde est prêt à lâcher plus de lest, y compris à Bruxelles. Olli Rehn, le commissaire européen a ainsi indiqué que l'objectif de 3% en matière de déficit n'est qu'une référence. C'est surtout la trajectoire qui compte.

L'effort structurel d'ajustement budgétaire. Un effort que la France mène, dit-il, avec une "intensité remarquable". Le message est clair : si la France a besoin de plus de temps pour résorber son déficit, c'est négociable.

Un message martelé encore la semaine dernière par un responsable du Fonds monétaire international. Pour lui, la France table sur des prévisions de croissance trop optimistes. Elle n'arrivera pas à atteindre son objectif. Il incite donc le gouvernement français à négocier avec ses partenaires européens.

En bref, tout le monde semble admettre l'évidence : faute de croissance difficile de résorber les déficits. de quoi soulager le gouvernement français, qui s'est jusque-là enfermé dans des prévisions difficile à tenir.

Mathieu Moulin