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Coup de frein sur les péages d'autoroutes en 2014

L'augmentation des péages au 1er février prochain devrait être modérée

L'augmentation des péages au 1er février prochain devrait être modérée - -

La traditionnelle hausse des péages d'autoroutes au 1er février devrait être plus modérée que les années précédentes et ne pas dépasser 1,5% contre plus de 2% en 2013. Ce serait la plus faible depuis dix ans.

Est-ce la conséquence de la faible inflation en France ou alors les retombées du rapport de la Cour des comptes de juillet dernier pointant du doigt les hausses excessives des tarifs autoroutiers?

En tout cas, selon le JDD de ce 17 novembre, les hausses de tarifs attendus au 1er février 2014 devraient s'étaller entre 1% et 1,5% selon les réseaux et les classes de véhicules, contre plus de 2% en moyenne en 2013 (1,74% pour Escota mais 2,20% pour Cofiroute par exemple). Il s'agirait des plus faibles hausses depuis dix ans.

Les négociations entre l'Etat et les sociétés concessionnaires (Vinci, Sanef, ASF...) sont toujours en cours. Ces dernières mettent en avant la récente hausse de 50% de la redevance domaniale payée à l'Etat et celle de la TVA au 1er janvier pour faire monter les enchères. Mais le gouvernement ne semble pas décidé à trop lâcher de lest en cette période de ras-le-bol fiscal, même si une petite moitié des recettes des péages finit dans les caisses publiques pour finnacer les infrastructures de transports.

La Cour des comptes sévère avec les concessionnaires

En juillet, la Cour des comptes avait dénoncé la cherté excessive des péages, mais aussi le manque de poids de l'Etat dans la fixation des tarifs négociés avec les sociétés autoroutières depuis leur privatisation en 2006. Selon les Sages, "le rapport de force apparaît plus favorable aux sociétés concessionnaires" qu'aux pouvoirs publics.

Le système retenu pour calculer les tarifs des péages a aussi conduit à "des augmentations tarifaires supérieures à l'inflation", critique la Cour. Vinci Autoroutes, APRR et Sanef ont touché 7,6 milliards d'euros de péages en 2011, précisait le rapport de la Cour.

Auditionné à l’Assemblée nationale, Didier Migaud, le Premier président de la Cour des comptes, avait alors affirmé que "les bénéfices (des sociétés autoroutières ndlr) n'ont pas vocation à être réinvestis ou à conduire à une baisse des tarifs".

P.C