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Christian Eckert: "Les recettes de TVA rentrent bien"

Christian Eckert, le secrétaire d'État au Budget, était l'invité de BFM Business mardi 1er décembre.

Christian Eckert, le secrétaire d'État au Budget, était l'invité de BFM Business mardi 1er décembre. - BFM Business

Invité de BFM Business, le secrétaire d’État au Budget a évoqué le coût des mesures de sécurité supplémentaires, et assuré que cela n’aurait pas d’impact sur l’objectif de déficit. Notamment grâce à des recettes supplémentaires issues de la TVA.

Alors que les discussions budgétaires se poursuivent au Parlement, une nouvelle polémique est venue nourrir l’actualité, avec une hausse possible des tarifs autoroutiers le 1er février prochain.

Si Ségolène Royal a immédiatement réagi, affirmant ne "pas être au courant", Christian Eckert, de son côté, n’a pas démenti. Invité de BFM Business, le secrétaire d’État au Budget a en effet rappelé qu’il existait des "relations contractuelles", entre les sociétés d’autoroutes et l’État, et des "tarifs prévus par des indexations sur différents indices".

"Ce qui avait été décidé, c’est un gel complet des tarifs en 2015", a-t-il poursuivi. (…) "Il faut appliquer les contrats tels qu’ils existent ou le cas échéant les renégocier mais ça ne peut pas se faire de manière législative ou de façon autoritaire de l’une des deux parties seulement".

"Nous avons aussi parfois de bonnes nouvelles"

Interrogé par la suite sur le coût des mesures de sécurité supplémentaires décidées récemment par François Hollande, Christian Eckert a assuré qu’il se situerait "autour de 750 millions d’euros". Avec, selon lui, un impact minime voire inexistant sur le déficit public, dont l’objectif est fixé à 3,8% du PIB en 2015. "Je n’ai aucune inquiétude sur le fait que nous tiendrons cet objectif, malgré les dépenses supplémentaires", a-t-il affirmé.

Car "nous avons aussi parfois de bonnes nouvelles (…) nous avons moins de dépenses sur le coût de la dette, nous avons de temps en temps des recettes supplémentaires. C’est d’ailleurs le cas de la TVA, qui rentre tout à fait conformément à nos prévisions".

"J’avais observé cet été tout un tas de journalistes et de politiques disant qu’il allait manquer 10 milliards. Et bien non, il ne manquera rien du tout, il y aura peut-être même un supplément de recettes, de l’ordre de 700 ou 800 millions d’euros. Sur 141 milliards ce n’est pas beaucoup mais c’est quand même le constat que pour la première fois ces recettes rentrent bien", s’est-il réjoui.

"Les prélèvements obligatoires baissent, et la dépense publique baisse, contrairement à ce qui est dit. Les déficits, eux, suivent la trajectoire prévue", a-t-il conclu.

Y.D.