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Budget: la France "ne change pas de trajectoire", assure Le Foll

Stéphane Le Foll, le porte-parole du gouvernement, a une nouvelle fois défendu l'orientation budgétaire du pays.

Stéphane Le Foll, le porte-parole du gouvernement, a une nouvelle fois défendu l'orientation budgétaire du pays. - Medhi Fedouach - AFP

Stéphane Le Foll, le porte-parole du gouvernement, a assuré mercredi que le nouveau dérapage des déficits publics ne changeait rien au "sérieux budgétaire", qui reste selon lui la ligne de l'exécutif.

Même si la perspective de réduire le déficit à 3% du PIB s'éloigne, la France "ne change pas de trajectoire" en matière budgétaire, selon le gouvernement. C'est en tout cas ce qu'a assuré son porte-parole Stéphane Le Foll, mercredi 10 septembre.

"Nous ne changeons pas de trajectoire. Le sérieux budgétaire reste l'engagement qui a été pris depuis le début (en 2012, ndlr), le sérieux budgétaire avec la réduction des dépenses publiques reste la ligne qui sera suivie", a-t-il déclaré lors du compte rendu du Conseil des ministres.

Il a toutefois confirmé que l'exécutif n'avait ni l'intention de chercher des nouvelles recettes en augmentant les impôts ni d'aller plus loin du côté des économies sur les dépenses publiques.

Pas de nouvelles hausses d'impôts 

"On ne va pas aller chercher des nouvelles recettes, c'est-à-dire des hausses d'impôt, et on ne change pas la stratégie sur la réduction des dépenses publiques. Mais on ne va pas au-delà, ni en recettes nouvelles avec des hausses d'impôt, ni en renforçant la baisse des dépenses publiques", a-t-il ajouté.

"Pour une raison simple: dire clairement (que) l'enjeu c'est de maintenir un niveau de croissance et de favoriser la croissance. C'est pour cela aussi que par rapport au pacte de responsabilité les objectifs sont maintenus", a-t-il souligné.

Pour expliquer le dérapage budgétaire, il a souligné que les prévisions économiques indiquaient encore en avril une croissance de 1%, alors que le gouvernement a revu à la baisse mercredi sa prévision de croissance pour 2014, à 0,4%. L'inflation beaucoup plus basse que prévue pèse elle aussi sur les finances publiques.

Y.D. avec AFP