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Budget: l'Intérieur, la Justice et l'Éducation seront prioritaires

Christophe Castaner a plutôt évoqué des économies du côté de Bercy

Christophe Castaner a plutôt évoqué des économies du côté de Bercy - Patrick Kovarik - AFP

Alors que l'exécutif devra faire des efforts budgétaires douloureux pour rester sous les 3% de déficit, le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner a précisé que certains ministères seraient plus épargnés que d'autres.

Des arbitrages douloureux vont devoir être accomplis. Dans deux jours, le gouvernement va recevoir l'audit de la Cour des comptes sur la situation budgétaire. Ce dernier document devrait confirmer que plusieurs milliards d'euros d'économies doivent être réalisées pour rentrer dans les clous des 3% de déficit public.

Des sacrifices devront ainsi être consentis. En ce sens, le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner a affirmé mardi qu'il y aurait "des ministères prioritaires" dans le budget du gouvernement, évoquant l'Intérieur, la Justice et l'Éducation nationale.

Un bon ministre fait des économies

"Il y a des ministères prioritaires: la sécurité est effectivement un emploi prioritaire, la justice est un ministère prioritaire, l'Education nationale est un ministère prioritaire. Les autres non", a plus précisément déclaré Christophe Castaner sur CNews.

"En France (...) on a tendance à penser que l'on est un bon ministre lorsqu'on obtient plus pour dépenser plus. Ce temps-là est terminé, les Français ne supportent pas quand la dépense publique n'est pas juste, efficace", a-t-il ajouté.

"Quand on a donné ce cadre, que l'on veut réduire de 120.000 le nombre de fonctionnaires en France sur les 570.000 qui vont partir à la retraite dans les cinq ans, on sait qu'effectivement ce n'est pas sur l'Éducation nationale qu'on va diminuer, c'est peut-être plutôt sur les services du ministère de l'Économie et des Finances, ceux de Bruno Le Maire par exemple", a illustré Christophe Castaner également secrétaire d'État aux relations avec le Parlement.

"Orthodoxie budgétaire"

Relancé sur le budget de la santé et des affaires sociales, il a précisé que "l'objectif est de faire 15 milliards d'euros d'économies dans la dépense publique. Cela ne veut pas dire moins de services dans les hôpitaux, mais c'est changer notre approche sur la dépense publique dans le service de la santé".

Et sur le budget du ministère des Armées ? "L'orthodoxie budgétaire ne veut pas dire donner moins de services, moins de sécurité, notamment sur l'armée. Et l'objectif est de porter à 2% du PIB notre budget de la Défense d'ici à 2025", a souligné Christophe Castaner.

Le porte-parole du gouvernement a indiqué attendre l'audit de la Cour des Comptes sur la situation budgétaire française, publié jeudi, pour pouvoir "faire cette opération (budgétaire) en transparence".

"Peigner" les dépenses

Lundi, le ministre de l'Économie Bruno Le Maire a prévenu que si le gouvernement ne prenait pas de mesures "d'ici à la fin de l'année", il ne pourrait pas tenir son engagement européen de faire passer le déficit sous la barre des 3% en 2017, tout en écartant des hausses d'impôts.

"Il faudra faire des efforts, (...) il faudra que dans chaque ministère on puisse peigner les dépenses programmées d'ici la fin de l'année, pour rattraper ce qui aurait glissé en début d'année", a confirmé Christophe Castaner.

J.M. avec AFP