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Ayrault: "pas d'augmentation générale des impôts en 2014"

Jean-Marc Ayrault était l'invité du journal de TF1 à l'occasion du premier anniversaire de l'élection de François Hollande

Jean-Marc Ayrault était l'invité du journal de TF1 à l'occasion du premier anniversaire de l'élection de François Hollande - -

Intervenant sur TF1, le premier ministre a annoncé la future vente de participations détenues par l'Etat dans des entreprises publiques. Il a confirmé une réduction des allocations familiales pour les familles les plus riches.

Tenter de redonner confiance: tel a été l'objectif de Jean-Marc Ayrault dimanche 5 mai. Intervenant sur TF1, le premier ministre a notamment promis qu'il "n'y aura pas d'augmentation générale des impôts en 2014, en dehors de ce qui a déjà été décidé sur la TVA. C'est une nouvelle importante. C'est parce que nous avons un sérieux budgétaire".

Toutefois, il a confirmé une future réduction des allocations familiales: "il y aura une contribution, un effort pour les familles au niveau les plus élevés, cela représente peut-être 15% des familles. Mais nous garderons l'universalité des allocations".

Le premier ministre s'est aussi félicité du compromis trouvé avec Bruxelles sur le budget de la France. "L'Europe a eu jusqu'à présent une approche uniquement budgétaire: les déficits, les déficits, les déficits! Il faut les réduire, c'est ce que nous faisons. Mais en même temps, il faut aussi se préoccuper de la croissance: c'est ce qui a été décidé cette semaine. C'est une bonne nouvelle, c'est positif. Non pas pour réduire nos efforts, qu'il faut poursuivre. Mais en même temps, cela veut dire que nous n'avons pas une approche dogmatique, qui vise à n'avoir que les chiffres de réduction du déficit, mais qui vise aussi l'investissement, la croissance, et donc l'emploi".

Il a ensuite ajouté: "le fait que nous ayons une bonne gestion [fait] que nous avons pu être écoutés par la Commission européenne."

Privatisations en vue

Interrogé sur la vente de participations de l'Etat, il a assuré: "il n'y a pas de sujet tabou. Nous envisageons, dans un certain nombre d'entreprises publiques où le taux de participation de l'Etat est très important, que nous puissons en dégager une partie pour financer de l'investissement, pas pour boucher les trous du budget".

A nouveau, le Premier ministre a tendu la main aux entrepreneurs: "peu partent. L'immense majorité, la quasi-totalité des dirigeants de PME, des artisans, ne part pas, ils restent en France. Je leur apporte un message de soutien. Ceux qui prennent des risques doivent savoir qu'ils sont soutenus par le gouvernement".

Il s'est défendu de tout discours "contre l'argent en tant que tel", car celui-ci peut être "bien utilisé, pour l'investissement".

"Invention de propagande"

Interrogé sur les bisbilles entre Pierre Moscovici et Arnaud Montebourg, le locataire de Matignon a esquivé: "cette question a des côtés anecdotiques..."

Enfin, Jean-Marc Ayrault a taclé ses opposants, aussi bien de droite que de gauche. A Jean-Luc Mélenchon qui dénonce l'autérité, il a répondu: "il n'y a pas d'autérité. C'est une invention de propagande. Il suffit d'aller voir dans certains pays ce qu'est l'austérité. Ce n'est pas très loin, l'Espagne, le Portugal... Quand il dit dans ses discours: "la dette, on ne la rembourse pas", est-ce que c'est sérieux?" Selon lui, la politique proposée par l'extrême gauche est "sans issue, sans lendemain".

François Fillon en a aussi pris pour son grade: "quand mon prédécesseur dit qu'il faudra travailler 39 heures payées 35, c'est une atteinte au pacte social français".

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