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Assurance-chômage: la CFDT opposée à de nouvelles règles

Laurent Berger voudrait repousser les négociations sur l'assurance-chômage

Laurent Berger voudrait repousser les négociations sur l'assurance-chômage - -

Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, prévient le patronat, dans une interview au Figaro, que son organisation s'opposera au rétablissement de la dégressivité de l'indemnisation des chômeurs prônée par le Medef.

La rentrée est chargée pour les syndicats. Dans un entretien au Figaro de ce vendredi 6 septembre, Laurent Berger, patron de la CFDT, rappelle que les partenaires sociaux doivent gérer les négociations sur la formation professionnelle et sur l'assurance-chômage. "Il n'est pas possible de mener de front deux négociations importantes et je souhaite que celle sur l'assurance-chômage soit repoussée à la fin de l'année".

Il faut avouer que le dossier est complexe et à haut risque. L'actuelle convention d'indemnisation des chômeurs expire le 31 mars 2014. Les syndicats doivent renégocier avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête: l'Unedic a annoncé que la dette du régime dépassera 24 milliards d'euros fin 2014. Il s'agit d'un véritable record.

"Il faut une baisse durable du chômage"

Les négociations s'annoncent donc tendues. Le patronat veut réintroduire une dégressivité des allocations. Une idée inenvisageable pour Laurent Berger. "Diminuer les droits des demandeurs d'emploi dans une période où le chômage est au plus haut est inacceptable".

Et il insiste bien: "nous n'accepterons aucune remise en cause de la règle actuelle, "un jour cotisé donne droit à un jour indemnisé dès quatre mois de cotisation".

Evoquant la situation de l'emploi, le numéro un de la CFDT juge que "le débat actuel porte trop sur l'inversion de la courbe du chômage et non sur les leviers pour y parvenir". "Il faut une baisse durable et non statistique du chômage".

Diane Lacaze