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Amélie de Montchalin: la fin de l'ISF est "absolument essentielle à l'économie"

Amélie de Montchalin était l'invitée de BFM Business

Amélie de Montchalin était l'invitée de BFM Business - BFM Business

La députée de l'Essonne et commissaire majoritaire au Budget était l'invitée de BFM Business ce jeudi. Elle est revenue sur la polémique autour de la fin de l'ISF.

Le projet de loi de Finances pour 2018 sera examiné à partir du 17 octobre prochain à l'Assemblée nationale. Et les députés de la majorité sont actuellement en train de préparer les amendements pouvant faire bouger les lignes sur certaines mesures. Avec notamment une forte attente sur les biens de luxe (yachts, jets, lingots d'or, etc…) sortis du périmètre de l'ISF. Pour rappel, ce dernier va être supprimé pour être transformé en IFI (impôt sur la fortune immobilière) dont les taxes spécifiques (malus automobile, droits de port…) pourraient être renforcées.

Une réunion des députés LaREM a eu lieu mercredi soir. Invitée de BFM Business, la commissaire majoritaire au Budget Amélie de Montchalin explique qu'elle "s'est faite de manière apaisée", "dans une ambiance de travail calme" et assure que la discussion autour de la réforme de l'ISF et de la taxation des biens de luxe a duré "1min30, je pense car on est très serein".

"Un contrat avec l'économie française"

"Nous voulons éviter qu'il y ait des effets d'aubaines, c'est-à-dire qu'il y ait des choses qui soient moins taxées demain si elles ne sont pas productives pour nos entreprises et nos PME. Aujourd'hui on est dans le fin travail de calibrage, c'est très précis et technique, plusieurs options sont sur la table", a-t-elle déclaré, sans rentrer dans les détails des mesures à l'étude.

Elle souligne par ailleurs que la suppression de l'ISF reste une mesure indispensable. "Pas pour faire un cadeau mais pour avoir un contrat avec l'économie française. On veut financer les entreprises", insiste-t-elle.

"Je ne veux pas que nous créions par cette réforme, qui est absolument essentielle pour l'économie française, que nous créions des effets d'aubaine, c'est la ligne que je tiens.", a-t-elle insisté.

La députée de l'Essonne a ensuite rappelé les efforts d'économies contenues dans le Budget. "En 2018, l'effort sur la dépense est de 0,7 point de PIB, ce n'est jamais arrivé depuis l'an 2000, ce n'est jamais arrivé avec une croissance d'1,7% depuis au moins 25 ans. Donc les efforts que nous faisons, c'est un véritable effort".

J.M.