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Exclusif: BFM Business livre les prévisions de 100 grandes entreprises françaises

Pour Emmanuel Lechypre, directeur de l'Observatoire de BFM Business, la France fait face "au désinvestissement"

Pour Emmanuel Lechypre, directeur de l'Observatoire de BFM Business, la France fait face "au désinvestissement" - -

L’Observatoire de BFM Business avec le cabinet manageyourself, a publié le baromètre des grandes entreprises françaises 2013, ce vendredi 1er février. Les résultats montrent une défiance vis-à-vis de l’économie française, avec une chute des prévisions d'investissements.

Quelles sont les prévisions et les préoccupations de 100 grandes entreprises françaises ? L’Observatoire de BFM Business et le cabinet manageyourself apportent des réponses en livrant, ce vendredi 1er février, dans l’émission Good Morning Business, les résultats du "Baromètre des grandes entreprises 2013".

Cette enquête inédite s’est basée sur les réponses des grandes entreprises françaises du CAC40, du SBF120 ainsi que les grosses sociétés à capital familial. Elles ont été questionnées sur leurs perspectives d’activité, d’investissement, d’embauche et de rentabilité. L'originalité de ce baromètre et de séparer la France et l’étranger.

Les résultats marquent la défiance des grandes entreprises face à l’économie française : 19% seulement d'entre elles comptent en effet augmenter leurs investissements en France en 2013, alors qu’elles sont 62% à l’envisager à l’étranger.

"Pour la première fois, il y a une tendance divergente entre le reste du monde et la France. On a une reprise des investissements dans reste du monde mais la chute en France est spectaculaire. Même au pire de la crise 2008-2009 les perspectives d’investissement n’étaient pas aussi dégradées qu’elles ne le sont aujourd’hui. On peut parler de désinvestissement", commente Emmanuel Lechypre, éditorialiste et directeur de l'Observatoire de BFM Business.

Ces chiffres montrent la différence entre les opinions positives (en %) et négatives (%) des enquêtes, depuis 2006.

La fiscalité première source d'inquiétude

De même, en terme d’embauche, les grands groupes vont soit stabiliser leurs effectifs en France (45%) soit les diminuer (43%). Seule une faible part (12%) souhaite les augmenter. Les perspectives d’emploi à l’international sont en revanche plus favorables : 32% des entreprises comptent embaucher, et 44%vont maintenir le niveau de leurs effectifs.

La différence est aussi très nette concernant la rentabilité : 44% des entreprises pensent l’augmenter en France. Mais, concernant l’étranger, elles sont 75%.

Seule bonne nouvelle: tant dans l’Hexagone (51%) qu’à l’international (82%) les entreprises anticipent une hausse de l’activité dans leur secteur. "En France comme à l’étranger, il y a un socle d’activité", observe Emmanuel Lechypre.

La deuxième partie du baromètre, portant sur les préoccupations et priorités des entreprises, permet de mieux comprendre la défiance des entreprises face à l’économie française.

Ainsi, les contraintes fiscales et sociales constituent la première préoccupation des entreprises, 98% des sondées citant ce facteur comme une source de préoccupation. Les récentes hausses d’impôts ont en effet particulièrement touché les grands groupes et explique aussi leurs réticences à investir et à embaucher en France.

La poursuite du ralentissement économique (96%) est la deuxième grande source de préoccupation des entreprises, devant deux enjeux macroéconomiques, le taux de change euro/dollar (66%) et la crise en zone euro (64%). En interne, les grands groupes sont particulièrement préoccupés par les coûts de production (69%).

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