BFM Business

Espagne, Portugal, Irlande: les taux d'intérêt se détendent

Les taux d'intérêt des pays périphériques européens se détendent en ce début 2014.

Les taux d'intérêt des pays périphériques européens se détendent en ce début 2014. - -

Les Etats européens sous perfusion européenne ou tout juste débranchés entament l'année 2014 en fanfare sur le marché obligataire. Les dettes de l'Irlande, de l'Espagne et du Portugal font face à une forte demande.

Une semaine historique vient de se jouer sur le marché des dettes souveraines en Europe. Les pays périphériques, du Portugal à l'Espagne, pourtant encore sous programme d'aide internationale, bénéficient de taux d'intérêt au plus bas. Le signe que l'Europe est en plein processus de normalisation.

L'Irlande a entamé sa semaine par une très bonne adjudication, sa première depuis qu'elle s'est affranchie de l'aide internationale. Son émission obligataire, mardi 7 janvier, de 3,75 milliards d'euros sur dix ans a rencontré une forte demande. Si bien que son taux d'emprunt s'est inscrit à 3,543%, un plus bas depuis 2006.

Jeudi 9 janvier, c'est la dette espagnole qui profitait d'une forte détente de ses taux, à 3,787% sur dix ans, son plus faible niveau depuis 2009. Son taux à deux ans, lui, est même descendu sous les 1% (0,98), et à 2,38% sur le cinq ans. Des plus bas historiques qui ont permis à Madrid de lever 5,3 milliards d'euros sans aucun problème.

Bankia ne fait plus peur

Autre signe de confiance notable en Espagne: de grandes banques du pays, forcées d'être recapitalisées ou nationalisées en catastrophe il y a encore un an pour éviter le pire, reviennent sur les marchés de capitaux avec succès. Le retour le plus fracassant est celui de Bankia, qui a placé tranquillement un milliard d'euros à cinq ans.

Appétit vorace également pour la dette de l'autre Etat de la péninsule ibérique, émise jeudi. Sur la dette à cinq ans, le taux d'intérêt du Portugal est passé de 4,9% il y a un an à 4,6%, grâce à un carnet d'ordre atteignant 11 milliards d'euros.

Une réussite d'autant plus important que Lisbonne doit sortir du plan d'aide européen en mai 2014, et ne pourra dès lors plus compter que sur les marchés pour se financer.

Antoine Larigaudrie et BFMbusiness.com