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En un an, Mario Monti a convaincu l’Europe

Même s'il reste beaucoup à faire en Italie, l'année de Mario Monti à la tête du pays a convaincu les observateurs

Même s'il reste beaucoup à faire en Italie, l'année de Mario Monti à la tête du pays a convaincu les observateurs - -

Ce vendredi, cela fait un an que Mario Monti est président du conseil italien. A l’heure de ce premier bilan, l’action de son gouvernement de techniciens est saluée unanimement.

16 novembre 2011 - 16 novembre 2012: voilà un an jour pour jour que Mario Monti est arrivé à la tête du gouvernement italien. C'était en pleine tempête financière européenne. Aujourd'hui, tout n'est pas réglé, loin de là. Mais la situation est moins pire. Son action est largement saluée par les observateurs.

Super Mario n'a pas ménagé ses efforts. En un an, il a fait passer trois plans de rigueur en dépit des résistances. Il a allégé le droit du travail. Il a reporté l'âge de la retraite à 66 ans. Et surtout il a baissé les dépenses publiques de plus de quatre milliards d'euros.

Trop de rigueur ?

Tout cela a visiblement convaincu les investisseurs. La tempête sur les marchés s'est calmée. Les taux obligataires ont fortement baissé.

Cela dit, la partie est loin d'être gagnée : le chômage frise les 11%, la dette frôle les 2000 milliards de dollars. Et surtout, la croissance ne décolle pas. Bien au contraire : le pays est entré en récession fin 2011. Le problème, c'est que l'Italie mise trop sur la rigueur, pas assez sur la croissance, estime un économiste.

2013 s'annonce comme une année à haut risque. Mario Monti a promis de se retirer pour les élections législatives du mois d'avril. Au grand dam des Européens, qui font pression pour le faire changer d'avis. Comme le dit un homme d'affaires italien, "Monti a ouvert une voie, il serait préférable qu'elle se prolonge".

Alexis Pluyette