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Édouard Philippe: le gouvernement "ne reviendra pas" sur les points essentiels de la réforme de la SNCF

À l'issue de rencontres avec les représentants syndicaux de la SNCF, le Premier ministre a prévenu "le texte ne changera pas fondamentalement".

Édouard Philippe est déterminé à mener le projet de réforme ferroviaire à son terme. "Le gouvernement a engagé une réforme pour la SNCF et pour les Français. Notre réforme vise à ce qu'il y ait plus de trains, des trains plus souvent à l’heure et au meilleur prix", a-t-il rappelé à l'issue de ses rencontres avec les représentants syndicaux de l'opérateur ferroviaire. 

Précisant qu'il ne s'agit pas "d'une réforme contre les cheminots", le Premier ministre, a indiqué qu'il ne reviendrait pas sur trois décisions prises par le gouvernement et validées "à une très large majorité" par l'Assemblée nationale.

Edouard Philippe a ainsi évoqué l'ouverture à la concurrence "pour augmenter l'offre pour les usagers et améliorer la qualité de service", la fin du recrutement au statut au 1er janvier 2020 "pour que la SNCF soit compétitive dans le contexte d'une ouverture à la concurrence" et le changement du statut de l'entreprise au 1er janvier 2020 "pour clarifier les responsabilités de chacun, unifier plus fortement le groupe ferroviaire afin que la SNCF dans son ensemble fonctionne mieux".

Les discussions sont encore possibles 

Après avoir "réfuté les caricatures de ceux qui cherchent à faire peur en parlant de privatisation ou de libéralisation sans foi ni loi", le Premier ministre a, une nouvelle fois, tendu la main aux représentants syndicaux de la SNCF. "La fermeté n'interdit ni l'ouverture, ni la discussion" a-t-il souligné. 

Après avoir rappelé que "le gouvernement a repris plusieurs amendements sur le "sac à dos social" ou l'ouverture à la concurrence", déposés par des organisations syndicales et notamment la CFDT, Edouard Philippe a convié les syndicats à de nouvelles discussions afin de "finaliser" le projet de réforme ferroviaire. "Élisabeth Borne recevra les syndicats qui le souhaitent ce vendredi 11 mai et j’ai proposé aux syndicats de les revoir le 24 ou 25 mai avant le passage au Sénat de certains amendements", a-t-il indiqué. 

Investissements, formation et reprise de la dette au coeur des échanges 

"J'ai également proposé aux organisations syndicales de nous réunir sur un objectif commun: celui de renforcer la SNCF avant l'ouverture à la concurrence", a indiqué le Premier ministre, affirmant avoir "fait plusieurs propositions" à ses interlocuteurs. 

Le chef de l'exécutif à notamment cité "l'augmentation des investissements afin de financer des travaux de modernisation" ou encore "la préparation d'un plan de formation et d'adaptation des compétences". 

Sur la question de la dette de la SNCF, Édouard Philippe a reconnu qu'il faut encore déterminer "combien et comment" va s'exercer la reprise par l'État. "Mon objectif est que la reprise de la dette permette à la SNCF d'être à l'équilibre à la fin du quinquennat. À partir de 2022, la SNCF ne doit plus perdre d'argent chaque année", a-t-il précisé. 

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A.M.