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Dette de la SNCF: Pierre Laurent prône une reprise par la Caisse des dépôts

Pierre Laurent, le secrétaire général du Parti communiste français. (image d'illustration)

Pierre Laurent, le secrétaire général du Parti communiste français. (image d'illustration) - Bertrand Guay - AFP

Le secrétaire national du PCF a écrit à Edouard Philippe pour lui proposer que la dette de la SNCF soit reprise par la Caisse des dépôts. Celle-ci se refinancerait alors auprès de la Banque centrale européenne.

L'épineuse question de la dette de la SNCF intéresse le secrétaire national du Parti communiste français. "La SNCF et les cheminots ne sont en rien responsables de cette dette, qui est la conséquence du sous-financement par l'État des investissements structurants de la SNCF durant des décennies", écrit Pierre Laurent dans une lettre adressée au Premier ministre, Édouard Philippe. Mais "le règlement de cette question ne peut toutefois se faire aux conditions inacceptables que vous semblez envisager, qui organiseraient une pression durable contre les investissements et les embauches nécessaires et transféreraient la charge sur les contribuables", assure-t-il.

Pour le PCF, "la dette doit être reprise en créant les conditions de nouvelles sources de financement et d'emprunt plus saines pour le ferroviaire". Le secrétaire général du Parti communiste français propose donc que cette dette soit "reprise par une institution publique comme la Caisse des Dépôts, qui prêterait ensuite l'argent nécessaire à la SNCF et rembourserait les créanciers. La Caisse des Dépôts devrait alors se refinancer auprès de la BCE, ce qui nécessite que la France mène la bataille pour activer en ce sens la politique non conventionnelle de la BCE, qui permet de prêter aujourd'hui aux banques à 0 %". 

Le PCF plaide pour l'extension des taxes franciliennes à tout l'Hexagone 

Le PCF avance également "d'autres sources potentielles de financement" pour la SNCF, notamment "une extension des taxes affectées existant en Ile-de-France à l'ensemble du pays et une augmentation de leurs taux" (taxe locale sur les bureaux et taxe sur les parkings d'hypermarchés) ou encore "la création d'une écotaxe poids lourds au niveau régional". 

Selon Pierre Laurent, qui demande à rencontrer Édouard Philippe, "ces trois sources de financement pourraient générer des recettes annuelles de l'ordre de 5 milliards d'euros par an, soit largement assez pour permettre de relancer les investissements de la SNCF".

A.M. avec AFP