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Déconfinement: vers une attestation employeur pour emprunter dès lundi les transports en Ile-de-France

La région Ile-de-France a signé mercredi une charte visant à lisser les heures de pointe dans les transports. Dans celle-ci figure l'obligation pour les voyageurs d'avoir un document signé de leur employeur indiquant les horaires auxquels ils sont autorisés à rejoindre leur lieu de travail.

Dès lundi, de nombreux travailleurs vont emprunter les transports en commun pour rejoindre leur lieu de travail. Un casse-tête en Ile-de-France, où la densité des usagers rend difficile le respect des distances sociales nécessaires en cette période d'épidémie. 

La région Ile-de-France a signé mercredi, avec l'Etat, les collectivités, les employeurs, les syndicats et les opérateurs de transports, une charte visant à lisser les heures de pointe dans les transports et à maintenir au maximum le télétravail dans les entreprises, a annoncé Valérie Pécresse la présidente du conseil régional et de l'autorité des transports Ile-de-France Mobilités.

Parmi les mesures inscrites dans cette charte figure la création d'une attestation employeur. Ce document devra indiquer les horaires auxquels le salarié est autorisé à se déplacer pour rejoindre son lieu de travail, dans la limite des créneaux 5h30/10h30 pour les arrivées et 15h30/19h30 pour les départs.

"A la fois ça limite le nombre de personnes dans les trains, mais ça donne un horaires assez précis qui nous permet de lisser les heures de pointe. Vous imaginez qu'il est impossible de filtrer l'entrée des gares pour voir si tout le monde a son attestation, donc ce sera un contrôle comme il y a des contrôles de billet", explique à BFM Stéphane Beaudet, Vice-Président de la Région Ile-de-France en charge des Transports.

Une amende de 135 euros

Certains points restent à être précisés. "La question de cette attestation employeur, de sa validité et de son contrôle", doit encore "être arbitrée par l'Etat", "très rapidement", a expliqué Valérie Pécresse, indiquant avoir "besoin de renforts pour filtrer les entrées dans les gares et les stations". Elle voudrait aussi que le défaut d'attestation soit soumis à une amende de 135 euros.

Le président de l'association d'usager FNAUT lle-de-France, Marc Pelissier, regrette ce manque de préparation.

"Des attestations avec des critères, avec des exemptions, etc, comment cela pourra être véritablement fait. On est à quelques jours du 11 mai, l'attestation est à peine décidée. L'idée est bonne mais la mise en oeuvre dans un temps aussi court nous semble vraiment délicate", explique-t-il sur BFM.
Coralie Cathelinais avec AFP