BFM Business

De moins en moins de Français veulent que la Grèce reste dans l'euro

Les Français pensent encore en majorité que la Grèce doit rester dans l'euro

Les Français pensent encore en majorité que la Grèce doit rester dans l'euro - Sakis Mitroldis - AFP

52% des Français pensent qu'Athènes doit rester dans la zone euro, selon un sondage Odoxa publié ce jeudi 2 juillet. Un taux qui a largement baissé par rapport au début du mois de juin.

Les Français disent encore "non" au Grexit. Selon le dernier sondage Odoxa pour BFM Business et Aviva assurance publié ce jeudi 2 juillet, 52% d'entre eux souhaitent en effet que la Grèce reste dans la zone euro, 46% d'entre eux préférant l'inverse. Toutefois, comme le note le président d'Odoxa Gaël Sliman, les Français "commencent à se lasser".

En témoigne la forte chute du nombre des Français qui veulent qu'Athènes garde la monnaie unique. De 65% en juin 2012, il est passé à 57% au début du mois de juin pour tomber, donc, à 52%. A l'inverse, la part des Français souhaitant voire la Grèce sortir de l'Union monétaire n'a cessé d'augmenter: 32% en 2012, 39% début juin et désormais 46%. Ce que Gaël Sliman qualifie d'"agacement".

Les Français un peu moins inquiets

En parallèle, les Français croient un peu moins que le mal grec peut se propager à la France. 65% des sondés pensent en effet que l'Hexagone peut "connaître une situation de crise financière comparable à celle de la Grèce". Un chiffre qui, certes, reste élevé, mais est largement inférieur à celui de 2010, lorsque cette même question avait été posée. 75% des Français répondaient alors par l'affirmative.

A l'inverse le "non" a pris 10 point, de 24 à 34%. Il faut dire qu'en cinq ans les Européens ont mis en place plusieurs pares-feux pour éviter le risque de contagion, parmi lesquels le FESF, le fonds de secours européen ou encore le plan de sauvetage de la BCE, dévoilé en septembre 2012.

Par ailleurs, Odoxa a également demandé aux sondés quelles solutions il faudrait employer pour alléger la dette grecque. La très grande majorité d'entre eux (49%) préconise d'allonger la durée de remboursement des emprunts d'Athènes sans pour autant annuler la dette. Un peu plus d'un quart (26%) propose de réduire le fardeau de la Grèce, en l'annulant partiellement (19%) ou totalement (7%). 24% pensent au contraire qu'il convient de ne rien faire.

(*) L'enquête a été réalisée sur un panel représentatif de 1.018 personnes âgées de plus de 18 ans avec la méthode des quotas.

J.M.