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Covid-19: les réserves d'Olivier Véran au sujet des autotests

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, le 4 mars 2021

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, le 4 mars 2021 - Alain Jocard - Pool - AFP

Dans une interview au Parisien, le ministre de la Santé exprime ses doutes sur les autotests autorisés depuis cette semaine mais qui ne peuvent pas être vendus en grande surface pour l'heure.

Autorisés depuis cette semaine par la Haute Autorité de Santés (HAS), les autotests ne sont pas disponibles à la vente en supermarché. Une enseigne comme Carrefour avait pourtant constitué un stock de ces dispositifs qui permettent de réaliser soi-même un prélèvement nasal avec un écouvillon, mais attend toujours le feu vert des autorités.

Le directeur général de la Santé Jérôme Salomon avait de son côté promis que ce serait "facile d'accès", évoquant en particulier une disponibilité dans les officines et dans les supermarchés.

"J'ai essayé ce n'est pas simple"

Dans une interview au Parisien ce dimanche, Olivier Véran botte en touche lorsqu'on lui pose la question de cette autorisation de vente des autotests par les grandes surfaces, ce qui est le cas en Allemagne, ou en pharmacie.

"La loi interdit aux grandes surfaces de vendre des dispositifs médicaux. Les autotests en sont", explique le ministre de la Santé. Or, il existe des exceptions avec les tests de grossesse et les tests d'ovulation, dont la vente est autorisée en grande surface depuis 2014.

Le ministre se montre également critique sur ce dispositif, et évoque ses limites:

"J'ai essayé (les autotests) et je peux assurer que ce n'est pas aussi simple qu'on l'imagine! Un peu moins fiable, il faut d'ailleurs confirmer un résultat positif par un test PCR ou antigénique."

Calendrier flou pour les autotests

Pour le neurologue, il faut davantage recourir aux "tests sûrs" proposés "gratuitement" dans 12.000 laboratoires ou pharmacies, les autotests étant payants. Quant à la disponibilité future de ces fameux tests, il évoque un déploiement "dans les prochaines semaines".

Pour Olivier Véran, il faut plutôt se concentrer sur "les opérations de dépistage collectif sur les campus étudiants, dans les lieux de grande précarité..." qui seront menées prochainement que sur cette nouvelle arme dans le dépistage.

J.B.