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Chasse aux 50 Mds: "Hollande sait que l’économie ne peut pas supporter une telle purge"

La chasse aux 50 milliards, cheval de bataille de François Hollande ne serait pas si simple à mettre en place.  Au PS, certains dénoncent cette chasse impossible.

La chasse aux 50 milliards, cheval de bataille de François Hollande ne serait pas si simple à mettre en place. Au PS, certains dénoncent cette chasse impossible. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

François Hollande l'a promis: le pacte de responsabilité sera financé par des économies budgétaires et aucune hausse de prélèvements. Sauf que dans son propre camp, certains comme Gaëtan Gorce, sénateurs PS de la Nièvre, doute de cet engagement.

La chasse aux 50 milliards d'euros, cheval de bataille de François Hollande ne serait pas si simple à mettre en place. Le président qui a promis de financer le pacte de responsabilité par des économies et sans hausse de prélèvement n'aurait pas pris toute la mesure de cette promesse. Car certains dans le propre camp du président se posent la question : ces économies sont-elle possibles ? Si certains en sont encore à se poser la question, d'autres en revanche ont déjà des réponses et elles ne sont pas tendres avec le président. Pour Gaëtan Gorce, sénateur PS de la Nièvre, François Hollande n'a "ni les moyens ni la volonté" de tenir cet engagement.

Dans un billet sur son blog, il estime que le président "n'a nullement l'intention d'infliger au pays une diète supplémentaire" et qu'il joue au chat et à la souris avec Bruxelles. Pour lui, l'Union européenne devrait aider la France en proposant la relance par l'investissement. (Voir la vidéo)

"Un propos qui n'est pas utile"

A l'inverse de Gaëtan Gorce, d'autres soutiens de François Hollande ne comprennent pas que son propre camp le critique avec autant de virulence. Pour Laurence Rossignol, Gaëtan Gorce n'aurait pas dû prendre la parole sur ce thème-là...", explique la sénatrice PS de l'Oise, ce sont des parlementaires socialistes qui confondent les rôles. On n'est pas chargé de faire le commentateur ou le décodeur de la parole présidentielle surtout pour donner une interprétation toute personnelle. Ce propos n'est pas utile parce qu'en plus il n'est assorti d'aucune proposition. En revanche il est un peu nuisible. Le jour où le président se met les mains dans le cambouis et réunit les chefs d'entreprises et les investisseurs internationaux je ne vois pas en quoi ça sert le pays de discréditer la parole du président".

La rédaction