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Cambadélis: "il serait temps que le Medef se bouge"

Jean-Christophe Cambadélis estime que le Medef doit respecter sa parole vis à vis des objectifs de création d'emploi.

Jean-Christophe Cambadélis estime que le Medef doit respecter sa parole vis à vis des objectifs de création d'emploi. - Thomas Sanson - AFP

Le premier secrétaire du PS a estimé, ce 12 avril, que l'organisation patronale devait enfin tenir ses engagements de créations d'emplois, après l'obtention des allègements de charges prévus dans le pacte de responsabilité.

Jean-Christophe Cambadélis demande des comptes au Medef. "Une commission d'évaluation est en place, elle va évaluer le Cice (Crédit impôt compétitivité emploi) et le Pacte de responsabilité. Si le patronat n'est pas à la hauteur de ses engagements -un million d'emplois en cinq ans-, on sera obligé de revoir les choses sur la base du rapport qui aura été présenté", a explique le premier secrétaire du PS ce dimanche au Grand rendez-vous Europe 1/Le Monde/iTÉLÉ.

Les références, dans la motion qu'il présente au congrès du PS, aux 15 milliards d'euros non encore utilisés du Pacte de stabilité constituent "un avertissement parce que comme l'a dit le Premier ministre, le compte n'y est pas", a dit Jean-Christophe Cambadélis. Mercredi, le Premier Ministre a en effet estimé que "l'effort est insuffisant dans trop de branches professionnelles".

Macron avait aussi accusé Gattaz

"Il serait temps que le Medef se bouge, il serait temps qu'il puisse répondre aux objectifs qu'il s'est fixés lui-même: en politique, comme dans le syndicalisme, il faut respecter sa parole", a conclu Jean-Christophe Cambadélis.

C'est donc un nouveau rappel à l'ordre adressé au Medef concernant sa mauvaise volonté à jouer le jeu des contreparties. Emmanuel Macron a, en décembre dernier qualifié le pacte "d'échec" au vu du faible nombre d'accords de branche signés, et en avait donc imputé la faute à Pierre Gattaz.

Car chaque branche professionnelle doit engager des négociations entre syndicats et patronat pour prévoir des contreparties, en terme d'emplois et de formation, aux 40 milliards d'euros de baisse de prélèvements accordées aux entreprise. Le gouvernement espère que le pacte de responsabilité permettra de créer 190.000 postes d'ici à 2017.

C.C.