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Budget européen: un accord enfin trouvé pour 2014

Un long bras de fer a opposé les Etats de l'Union et le Parlement européen à propos du budget 2014.

Un long bras de fer a opposé les Etats de l'Union et le Parlement européen à propos du budget 2014. - -

Les États de l'Union européenne ont consenti une rallonge de 500 millions d'euros pour le budget 2014, mardi 12 novembre. Le Parlement, de son côté, réclamait 1,4 milliard.

A l'issue d'un long bras de fer, les institutions européennes ont finalement annoncé, mardi 12 novembre, avoir trouvé un accord sur le budget 2014. Les Etats ont en effet accordé une rallonge de 500 millions d'euros, sous la pression du Parlement européen.

Ce dernier, qui demandait 1,4 milliard de plus, a dû composer: le compromis prévoit des paiements de 135,5 milliards, contre les 136,4 qu'il souhaitait, et les 135 milliards offerts au départ par les Etats, a précisé un communiqué de la Commission.

Le budget 2014 doit être ainsi en recul de 9,4% par rapport à celui de 2013, reflétant les contraintes financières qui pèsent sur l'Union.

L'accord doit être encore formellement avalisé par les ministres des Etats membres puis les eurodéputés, les 19 et 20 novembre. Il ouvre parallèlement la voie à l'adoption par le Parlement, le 19 novembre, du budget pluri-annuel de l'Union pour la période 2014-2020.

Plus de crédits pour les réfugié syriens

La dispute budgétaire entre Etats et Parlement, devenue quasi-rituelle au sein de l'UE, a été tranchée malgré l'opposition du Royaume-Uni, de la Suède, des Pays-Bas et du Danemark, traditionnels partisans d'une rigoureuse gestion européenne, et donc opposés à toute rallonge.

Le vice-ministre lituanien des Finances, Algimantas Rimkunas, s'est félicité d'une issue assurant "le financement de secteurs prioritaires, comme la croissance, l'emploi et l'aide humanitaire", avec notamment plus de crédits prévus pour la gestion des réfugiés syriens.

Comme le demandait l'Italie, après le drame de Lampedusa, les négociateurs sont aussi convenus de "renforcer les fonds" allant au contrôle de l'immigration et à l'Agence de surveillance des frontières européennes Frontex, a-t-il précisé.

Au total, 62,4 millions doivent être ventilés l'année prochaine sur la rubrique "croissance intelligente et inclusive" destinée notamment à financer infrastructures de transport et aides aux PME.

Y. D. avec AFP