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Bruxelles veut que la Grèce sorte en douceur du plan d'aide

Bruxelles veut continuer d'assister la Grèce, "par tous les moyens nécessaires".

Bruxelles veut continuer d'assister la Grèce, "par tous les moyens nécessaires". - Georges Gobet - AFP

La Commission européenne a tenté de rassurer les marchés. Elle continuera à fournir une assistance au pays.

Pas de précipitation. Bruxelles ne veut pas voir une sortie trop rapide d'Athènes du plan d'aide, dont le terme est fixé fin 2014. La Commission européenne vient d'annoncer, ce 16 octobre, qu'elle y travaillera avec le pays.

"L'Europe continuera d'assister la Grèce par tous les moyens nécessaires", a dit Simon O'Connor, porte-parole de l'exécutif européen, lors d'un point de presse.

"Nous ferons en sorte d'assurer une évolution en douceur du soutien à la Grèce après la fin du programme en cours", a-t-il ajouté.

Situation financières fragile

Il faut dire que le problème grec inquiète. A l'instar du Portugal qui est sorti plus tôt du plan d'aide et vu que le programme de l'Union européenne prend fin en décembre 2014, le gouvernement grec assure que le pays peut redevenir "un pays normal" et satisfaire désormais ses besoins financiers sur les marchés sans aide internationale.

Ainsi, lorsque la directrice générale du FMI Christine Lagarde a relevé la semaine dernière que la Grèce serait "en meilleure position" avec une assistance du Fonds, mais qu'elle était libre de son choix, la porte-parole du gouvernement a surtout relevé que Christine Lagarde avait été "plus claire que jamais sur le fait qu'il revient à chaque pays de gérer son économie". Ce que souhaite fortement le gouvernement Samaras.

Sa position a fait chuter la Bourse d'Athènes de plus de 6% le 15 octobre. Ce jeudi 16 octobre, les Bourse européennes continuent d'être fortement chahutées.

"Sur fond d'une conjoncture plutôt négative en Europe, les marchés ont compris que la situation financière de la Grèce restait fragile et que l'incertitude du paysage politique du pays pourrait affecter encore plus la stabilité", souligne Panayiotis Petrakis, professeur d'économie financière à l'université d'Athènes.

D. L. avec agences