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Bruno Le Maire: "nous irons jusqu'à la nationalisation de certains fleurons industriels" s'il le faut

Le ministre de l'Economie confirme que le gouvernement n'exclut pas de nationaliser les grandes entreprises françaises en difficulté.

La chute sans fin des marchés boursiers et le fort ralentissement économique à cause de la propagation du coronavirus fragilisent de nombreuses grandes entreprises françaises. Certaines d'entre elles deviennent vulnérables et pourraient faire faillite ou se faire avaler par des concurrents. Pour contrer ce risque, le gouvernement l'a dit: il est prêt à nationaliser.

Invité sur BFM Business ce mercredi, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a confirmé la position du gouvernement: "Il n'est pas question de voir des fleurons industriels disparaître" dans cette crise qui est "conjoncturelle". "Nous avons toutes sortes d'instruments à notre disposition pour soutenir ces fleurons industriels français, et s'il faut aller jusqu'à la nationalisation de certains fleurons industriels, nous irons jusqu'à la nationalisation".

"Nous protégerons notre patrimoine industriel. Et si pour protéger notre patrimoine industriel il faut aller jusqu'à la nationalisation de certaines entreprises parce qu'elles seraient attaquées sur les marchés et qu'à cause d'une crise conjoncturelle nous courions le risque de perdre ce patrimoine industriel, ce patrimoine technologique, ce savoir-faire, eh bien nous irions effectivement jusqu'à la nationalisation. (...) Je n'aurai aucune hésitation", insiste le locataire de Bercy.

Interrogé sur d'éventuels dossiers à l'étude, le ministre n'a cependant pas cité d'entreprises précises mais Air France ou Renault font partie des entreprises les plus exposées avec la crise actuelle.

Olivier Chicheportiche