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Baisser la dépense publique sans augmenter les impôts: Wauquiez détaille ses propositions

Laurent Wauquiez est le favori pour accéder à la présidence de LR.

Laurent Wauquiez est le favori pour accéder à la présidence de LR. - Guillaume Souvant - AFP

Candidat et favori à la présidence de LR, Laurent Wauquiez prône une "règle d'or" fiscale pour la droite, "seul moyen de retrouver une crédibilité économique".

Laurent Wauquiez, favori de l'élection pour la présidence des Républicains (LR), prône, dans un entretien aux Echos, une "règle d'or" fiscale pour la droite: "Pas d'augmentation d'impôts dans nos programmes", et une baisse de la dépense publique.

"La droite doit se donner une règle d'or simple: pas d'augmentation d'impôts dans nos programmes. C'est le seul moyen de retrouver une crédibilité économique. La droite d'Angela Merkel, le parti républicain aux États-Unis ou le gouvernement de David Cameron au Royaume-Uni ont baissé les impôts", explique-t-il.

"Comme ils n'ont pas le courage de baisser la dépense publique, trop de politiques jouent au bonneteau fiscal pour donner l'impression de faire quelque chose. C'est ce que fait Emmanuel Macron. J'aurais préféré qu'il finance les baisses de cotisations par une réduction de la dépense publique. Qui va payer l'addition? Les entrepreneurs. Pour la première fois depuis des années, le coût du travail va augmenter l'an prochain puisque la transformation du CICE en baisse de charges va se traduire par une remontée des prélèvements", dénonce l'actuel vice-président de LR.

Wauquiez souhaite "une allocation sociale unique"

Où baisser la dépense publique? "Il faut supprimer tous les doublons, nombreux, entre l'État et les collectivités. Ensuite, le maquis d'aides sociales coûtant très cher, je propose de fusionner toutes les prestations dans une allocation sociale unique, équivalente au maximum à 75% du Smic. La seule simplification du traitement administratif permettrait d'économiser 5 milliards", énumère Laurent Wauquiez. Ensuite, "mettre fin à la multiplication des régimes de retraite permettrait aussi d'économiser en gestion 2 milliards. Augmenter le temps de travail des fonctionnaires de 1% ferait économiser 36.000 postes et 1 milliard d'euros".

Par ailleurs, "il faut baisser les charges sur les salaires, et pas seulement sur les petits salaires" pour l'ex-ministre, qui dénonce un "découragement de la France qui travaille". "Le niveau des impôts sur la France qui travaille et sur les classes moyennes est extravagant".

"La France a augmenté les prestations sociales pour les pauvres et baissé les prélèvements sur ceux qui ont réussi mais, entre les deux, les classes moyennes ont été laminées. Elles sont pourtant le socle d'une démocratie stable".

Favorable à la suppression de l'ISF et à la "flat tax" sur les revenus du capital, Laurent Wauquiez trouve en revanche "aberrant de distinguer l'investissement dans des entreprises et celui dans l'immobilier. Je ne comprends pas la hargne d'Emmanuel Macron contre l'immobilier, un secteur qui fait vivre des centaines de milliers de personnes".

Y.D. avec AFP