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Arnaud Montebourg tacle le FMI

Arnaud Montebourg s'inquiète des risques d'une concurrence accrue.

Arnaud Montebourg s'inquiète des risques d'une concurrence accrue. - -

Le ministre du Redressement productif a fait part de son désaccord avec les recommandations du Fonds monétaire international publiées mardi 4 juin. Il a notamment évoqué les "risques de l'augmentation de la concurrence".

Il n’y a beau n'avoir qu’une seule ligne politique à Bercy, chacun possède sa propre interprétation des choses. Après les recommandations du Fonds monétaire international, ce mardi 4 juin, qui rejoint Bruxelles pour pointer la nécessité de diminuer le coût du travail et accroître la concurrence dans le marché des biens et services, Pierre Moscovici et Arnaud Montebourg ont tous les deux réagi.

Le ministre de l'Economie a, dans la foulée, publié un communiqué plein d’optimisme, soulignant notamment "une grande convergence de vues sur le diagnostic et l’analyse des risques qui pèsent sur l’activité en Europe et en France".

"La politique de la concurrence n'est pas l'alpha et l'oméga de la politique industrielle"

Mais le ministre du Redressement productif a tempéré cet optimisme lors de la mise en place d'un Conseil national des services. Il s'est inquiété des "risques de l'augmentation de la concurrence, qui sont parfois destructifs et qui empêchent finalement les entreprises d'investir".

C'est le cas, selon lui, dans l'économie numérique, qui "repose sur des investissements qui seront en grande majorité financés par de l'argent public (alors que) nous préférerions qu'ils soient financés par les opérateurs privés qui vont en faire l'usage", à savoir les groupes télécoms.

"La politique de la concurrence n'est pas l'alpha et l'oméga de la politique industrielle", a encore déclaré Arnaud Montebourg, qui reproche notamment à celle défendue par la Commission de Bruxelles d'avoir "conduit les Européens à se priver de champions mondiaux et donc d'être incapable de s'opposer à la mondialisation déloyale".

Y. D.