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Allocations familiales: Buzyn veut une "réflexion" sur la politique familiale

Agnès Buzyn veut prendre le temps de cette réflexion

Agnès Buzyn veut prendre le temps de cette réflexion - Éric Feferberg - AFP

La ministre de la Santé indique vouloir "prendre le temps" de cette réflexion car "la politique familiale ne se décide pas dans l'urgence".

La ministre de la Santé et des Solidarités souhaite entamer "avec le Parlement et l'ensemble des acteurs" une réflexion "sur la politique familiale en général" et sur les allocations familiales, a-t-elle déclaré mardi lors des questions au gouvernement au Sénat.

Agnès Buzyn était interrogée par la sénatrice LR Corinne Imbert, qui s'inquiétait d'une éventuelle remise en question de l'universalité des allocations familiales, actuellement versées à toutes les familles ayant au moins deux enfants à charge de moins de 20 ans.

Une politique familiale "généreuse"

"Notre politique familiale est généreuse" et "se compose de modes de soutien diversifiés, dont la fiscalité, qui se cumulent entre eux au service des familles", a répondu Agnès Buzyn.

"Ce soutien public aux familles permet de maintenir leur niveau de vie et de concilier vie familiale et vie professionnelle: j'y suis très attachée, comme je suis attachée au principe d'universalité pour la Sécurité sociale en général", a-t-elle ajouté.

Elle a cependant souligné que "la politique familiale a évolué ces dernières années parce que la famille a évolué", citant plusieurs mesures du projet de budget de la Sécurité sociale pour 2018 en faveur des familles les plus modestes, notamment monoparentales.

Meilleur "ciblage" des aides

"Plusieurs des mesures concourent à l'universalité", comme "le maintien des aides permettant de solvabiliser les modes de garde" ou "la création de places de crèches, en particulier dans les territoires sous-dotés", a souligné la ministre.

"Mais nous assumons aussi un meilleur ciblage des aides monétaires destinées à soutenir les familles qui en ont le plus besoin, notamment les parents isolés et les parents à faibles revenus".

"Dans ce cadre, je souhaite entamer avec le Parlement et l'ensemble des acteurs un débat et une réflexion sur la politique familiale en général et sur les allocations familiales au service de cette politique", a-t-elle dit.

"Il faudra prendre le temps, car la politique familiale ne se décide pas dans l'urgence, c'est un pilier de notre modèle social, elle doit se discuter, être largement concertée avec tous les acteurs concernés (...)".

J.M. avec AFP