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Donald Trump se dit prêt à "détruire l'économie turque" si Ankara ne change pas d'attitude en Syrie

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- - SAUL LOEB / AFP

La pression internationale s'accroît sur la Turquie, après son offensive militaire dans le nord de la Syrie. Après l'annonce du retrait de leurs troupes sur place, les États-Unis ont une nouvelle fois menacé Ankara de sanctions.

En réaction à l'offensive turque lancée dans le nord de la Syrie la semaine dernière, Donald Trump a annoncé qu'il signerait "bientôt" un décret autorisant des sanctions contre des dirigeants turcs et qu'il augmenterait les tarifs douaniers sur l'acier en réponse à l'offensive d'Ankara contre les Kurdes en Syrie. Par ailleurs, le président américain s'est dit prêt à "détruire l'économie turque" si Ankara ne changeait pas d'attitude en Syrie. 

"Je signerai bientôt un décret autorisant la mise en place de sanctions contre des dirigeants turcs (...) et toute personne contribuant aux actes déstabilisateurs de la Turquie dans le nord-est de la Syrie", a indiqué Donald Trump dans un communiqué.
"Je suis totalement prêt à détruire rapidement l'économie turque si les dirigeants turcs poursuivent dans cette voie dangereuse et destructrice", a-t-il ajouté.

"Très ferme", Trump demande "un cessez le feu"

Dans la soirée, le président américain s'est également entretenu avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, à qui il a directement demandé de "mettre fin à l'invasion" en Syrie et de décréter un "cessez-le-feu immédiat", selon le vice-président Mike Pence.

Lors d'un échange téléphonique, Donald Trump a également demandé au président Erdogan d'entamer "des négociations avec les forces Kurdes en Syrie", a indiqué Mike Pence qui a précisé qu'il se rendrait prochainement en Turquie à la demande du président. "Le président (Trump) a été très ferme avec le président Erdogan aujourd'hui", a ajouté Mike Pence qui s'exprimait depuis la Maison Blanche.

Le ministre américain de la défense Mark Esper a lui-aussi vivement dénoncé l'offensive militaire turque dans la soirée ce lundi, la qualifiant d'"inacceptable" dans la soirée. Celui-ci a estimé qu'elle avait résulté en la "libération de nombreux détenus dangereux" de Daesh.

Jeanne Bulant avec AFP