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Une start up veut mettre fin au gaspillage alimentaire

Take Away propose de changer les habitudes des Français, clients comme restaurateurs, en matière de doggy-bag.

Des doggy-bag comme aux Etats-Unis pour ramener à la maison les restes de son dîner au restaurant. L'UMIH, l'union des métiers et des industries de l'hôtellerie signe aujourd'hui, mardi 7 avril, un partenariat avec Take Away pour lutter contre le gaspillage alimentaire.

La plupart des clients ne finissent pas leur repas au restaurant. En moyenne, 230 grammes de nourriture par assiette partent directement à la poubelle. C'est pour lutter contre ce gaspillage, que trois jeunes Lyonnais ont créé leur société Take Away.

"Nous avons eu comme projet de créer cette entreprises lors de notre année de Bac+3", raconte sur BFM Business l'un de ces fondateurs Nicolas Duval. "A la fin de l'année (en 2014, ndlr), on s'est dit 'on se lance'".

Ils proposent des box pour repartir avec les restes ou la bouteille de vin à moitié entamée. Pas de vulgaire sac en papier, cela ne marcherait pas en France mais un emballage design, étanche et recyclable. Une boîte dont la conception a nécessité "toute une R&D", explique Nicolas Duval car "au niveau des machines, quand vous sortez à plat, c'est très difficile d'arriver sur du pliage-collage". 

En outre, une vignette sur la vitrine du restaurant indique que cette option est possible et qu'il n'y a pas de honte à avoir.

Peur d'une intoxication

Car c'est bien le principal souci. Le doggy bag n'est pas une habitude culturelle en France. Au-delà des déclarations d'intention - 75% des Français se disent prêt à s'y mettre - très peu le demandent réellement. "Il y a une honte des Français d'emporter ces plats non terminés", indique ainsi Nicolas Duval.

Il faut également convaincre les restaurateurs qui s'inquiètent pour leur image, et qui craignent un retour de bâton si les clients s'intoxiquent en ne respectant pas les règles d'hygiène.

Hélène Cornet