BFM Business

Restauration: faible coup de fourchette pour les Français en 2012

Moins de monde à table, des menus moins chers, et des services plus connectés, voilà quelle pourrait être la nouvelle image de la restauration.

Moins de monde à table, des menus moins chers, et des services plus connectés, voilà quelle pourrait être la nouvelle image de la restauration. - -

Davantage de repas servis, mais moins d’argent déboursé. Voilà comment pourrait se résumer le bilan 2012 de la restauration, plutôt morose pour le secteur.

Les Français ont mangé plus de burgers que de plats du jour en 2012, selon une étude du cabinet de conseil Gira, spécialiste de la restauration. Dans l’ensemble, le bilan 2012 du secteur restauration, à paraître ce jeudi 16 mai, est mitigé.

Moins de repas à table et plus de fast-food

Les Français ont déboursé en moyenne 9,01 euros par repas pris à l’extérieur, une hausse de 0,96% par rapport à l’année 2011. Ils mangent également moins assis à une table, et plus de fast-food (+3%).

Au total, la restauration sur place et à emporter a représenté un marché de 86,5 milliards d’euros, une augmentation d’à peine 0,34%, "l’une des plus faibles croissance depuis le début des années 2000" selon l’hebdomadaire spécialisé L’Hôtellerie-Restauration

Si la progression en valeur est morose, le nombre de repas, lui, a augmenté de 1,31%. Au total, 9,6 milliards de repas ont été servi en 2012. "Heureusement, les consommateurs continuent à sortir", se réjouit Bernard Boutboul, directeur général du cabinet Gira.

Internet s'invite dans l'assiette

Les habitudes changent. Selon le spécialiste, les Français sont de plus en plus nombreux à sortir manger à l’extérieur le midi, alors qu’ils sont plus prudents sur l’addition le soir. "Le consommateur fait attention à ses dépenses et en même temps le marché, ralenti par le phénomène de crise, est tout de même porteur", résume Bernard Boutboul.

Aux professionnels aussi de s’adapter aux nouvelles pratiques des consommateurs. D’après le spécialiste, "les restaurateurs n'ont pas encore pris la mesure des consommateurs connectés qui utilisent internet pour décider du restaurant qu'ils vont choisir et de l'impact des avis qu'ils déposent sur leur établissement.

Audrey Dufour