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Rennes bannit les terrasses chauffées

La municipalité de la capitale bretonne a décidé d'interdire les terrasses chauffées dès le 1er janvier. Une décision douloureuse pour les cafés, bars et restaurants qui craignent de subir une chute de leur fréquentation.

C'est la première grande ville de France à adopter cette mesure. Dans un souci d'économies et d'environnement, la ville de Rennes interdira à partir du 1er janvier les terrasses chauffées, jugées trop polluantes. Est concerné le chauffage au gaz mais aussi électrique. 

Évidemment, cette interdiction inquiète les cafés, bars et restaurants qui comptent sur ces dispositifs pour attirer des clients, notamment fumeurs. Ils craignent ainsi de subir une baisse importante de fréquentation l'hiver. "Les gens ne s'installeront plus (en terrasse, ndlr) et il y aura trop de personnel pour le nombre de clients en terrasse", explique une responsable de restaurant.

De son côté, la municipalité relativise et tente de rassurer: "Il faut qu'on arrive à dézoomer et à se dire qu'il n'y a pas de raison, objectivement, qu'on ne vienne plus en centre-ville de Rennes pour profiter d'un moment convivial en famille ou entre amis", assure l'adjoint au maire en charge du commerce, Marc Hervé. 

Une mesure bientôt appliquée dans d'autres villes?

D'autres villes de l'Hexagone songent également à bannir les terrasses chauffées de leurs rues. À Grenoble, Angers ou encore Bordeaux, le sujet est à l'étude. Quant à Paris, des élus écologistes militent également en ce sens depuis plusieurs années. 

"Chauffer une terrasse, c'est comme si vous chauffiez votre appartement avec les fenêtres ouvertes, ça ne sert pas à grand chose et ça consomme beaucoup d'énergie pour rien. Il faut savoir qu'une surface de 12 m2 consomme autant qu'une grosse cylindrée qui parcourt 300 km. C'est énorme multiplié par le nombre de terrasses", expliquait fin novembre Jacques Boutault, maire écologiste du 2e arrondissement de la capitale. 
Paul Louis