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Prix, manque d'information... La DGCCRF a relevé 200 irrégularités chez les vendeurs de masques

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- - ERIC PIERMONT / AFP

Sur 6000 contrôles, les agents de la DGCCRF ont relevé quelques 200 irrégularités chez les vendeurs de masques. Principalement des problèmes de prix trop élevés ou d’absence de notices d’utilisation.

Pendant trois semaines en mai, à la demande de Bercy, les enquêteurs de la Répression des fraudes ont multiplié les contrôles chez les vendeurs de masques. Dans des supermarchés, des pharmacies, et aussi chez des grossistes, des fabricants et des importateurs. 

Bonnes nouvelles: le nombre d’établissements qui vendent des masques a “nettement progressé”. Et sur près de 6000 établissements contrôlés, 96% le faisaient dans les règles. Mais les agents de contrôle ont aussi relevé environ 200 irrégularités, qui ont donné lieu à 177 avertissements, 18 injonctions de remises en conformité et 9 PV. Voici les problèmes les plus fréquemment rencontrés. 

> Des prix de masques grand public parfois trop élevés

Concernant les masques chirurgicaux, “le plafond de 95 centimes” est “globalement bien respecté”. Ils seraient même majoritairement vendus 60 centimes “notamment dans la grande distribution”, notent les inspecteurs de la Direction générale de la consommation, de la concurrence et de la répression des fraudes. 

Les masques textiles “grand public”, eux, se vendent en moyenne à un prix “inférieur à 50 centimes par utilisation, quel que soit le canal de vente”. Et même, pour un tiers, entre 10 à 30 centimes. “Mais certains produits dépassent les 50 centimes à l’utilisation voire un euro”, déplorent les agents de la DGCCRF. C’est principalement le cas de masques dont le nombres de lavages possibles est “faible”, à moins de 10. La DGCCRF compte intensifier ses contrôles sur ce type de produits. 

> Un manque d’information des clients

Les enquêteurs de la Répression des fraudes constatent que “dans de nombreux cas, les consommateurs ne disposaient pas d’une notice d’utilisation ou celle-ci était rédigée dans une langue étrangère”. Or la notice en français est obligatoire, même pour les masques en tissu, pour lesquelles elle doit être au moins consultable en boutique. Or ce n’était “pas le cas dans de nombreux commerces”, ce qui a donné lieu à des rappels à la loi des responsables de ces échoppes. 

Nina Godart