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Pourquoi certains produits d'hygiène ont été bannis des rayons

Depuis le 1er janvier 2018, la vente des produits cosmétiques et d'hygiène contenant es microbilles de plastique est interdite. (image d'illustration).

Depuis le 1er janvier 2018, la vente des produits cosmétiques et d'hygiène contenant es microbilles de plastique est interdite. (image d'illustration). - StockSnap - Pixabay - CC

Depuis le 1er janvier 2018 certains dentifrices, gels douches et crèmes exfoliantes ne sont plus commercialisés. Explications.

Chaque début d'année apporte son lot de changements. Le secteur des cosmétiques ne déroge pas à la règle. Depuis le 1er janvier 2018, en application de la loi Biodiversité, plusieurs références de dentifrices, crèmes exfoliantes, solutions de gommage et autres gels douches ne sont plus commercialisées. Les produits concernés, dont la vente est désormais interdite, sont ceux contenant des microbilles de plastique, permettant de rendre les préparations plus abrasives. 

D'un diamètre inférieur à 5 millimètres, ces petits bouts de plastique apparus dans les années 1990 pouvaient "constituer jusqu'à 10% du volume de certains produits cosmétiques", rappelle l'association Surfrider Foundation Europe. Or, en raison de leur taille, les microbilles de plastique ne parviennent pas à être correctement traitées lors de leur arrivée en station d'épuration. Ces composés finissent donc leur vie dans les cours d'eau, causant du tort à la faune et plus particulièrement "aux saumons et baleines", souligne l'organisation.

Des alternatives aux microbilles de plastique existent 

Pour continuer à vendre leurs cosmétiques, les industriels ont dû revoir la composition de leurs produits. Certains acteurs comme Unilever, Procter et Gamble, Colgate-Palmolive ou encore L'Oréal affirment avoir déjà modifié les recettes de leurs crèmes, dentifrices, soins de gommage et gels douches. Ceux-ci peuvent désormais contenir du sel, du sable ou encore des coques de noix pilées. Des produits naturels venant se substituer aux microbilles de plastique jusqu'alors utilisées. 

Pour que les consommateurs s'y retrouvent au milieu des étiquettes, parfois difficiles à décrypter, Surfrider Foundation a lancé une application nommée "Beat the microbead". En scannant le code-barre d'une bouteille de gel douche ou d'un pot de crème, ses utilisateurs peuvent savoir si oui ou non le produit en question respecte la réglementation. Qu'elle soit française ou américaine. Outre la France, les États-Unis ont légiféré l'an dernier contre l'usage des microbilles de plastique dans les produits cosmétiques. En Europe, la Belgique envisage également d'interdire leur usage. 

Antonin Moriscot Journaliste BFMTV