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Mim: le gouvernement soutient le projet de Scop

L'enseigne a été fondée en 1976.

L'enseigne a été fondée en 1976. - Google Maps

L'enseigne de mode à petits prix risque la liquidation. Les salariés ont un projet de reprise.

Le gouvernement s'est engagé à soutenir financièrement le projet de reprise, par ses salariés, de l'enseigne de mode à petits prix Mim. Ce projet de Scop est la dernière chance pour sauver cette entreprise d'environ 1.400 salariés, dont à peine un tiers des 233 points de vente doivent être rachetés par l'enseigne suisse Tally Weijl, en association avec le Français Etam.

Le tribunal de commerce de Bobigny devait dire mercredi en début d'après-midi s'il ordonne la liquidation de Mim, avec cessation immédiate de l'activité, ou autorise sa poursuite, le temps pour les salariés de présenter leur projet de Société coopérative de production (Scop), qui doit permettre de sauver 650 emplois, a expliqué à l'AFP Isabelle Velila, déléguée du personnel Seci-Unsa. "Nous avons demandé au tribunal un délai de trois semaines pour nous permettre de finaliser notre projet", a-t-elle ajouté, précisant que l'entreprise avait besoin de 5,6 millions d'euros pour repartir. La décision du tribunal a donc été prorogée au mercredi 26 avril, a indiqué mercredi Isabelle Velila.

Un prêt du Fonds de développement économique et social

Dans un courrier dont l'AFP a eu copie, le secrétaire d'État à l'Industrie Christophe Sirugue a assuré le président du tribunal que l'État était "prêt à s'engager pour soutenir ce projet, en examinant sans délai l'octroi d'un prêt du Fonds de développement économique et social". "Dans ses conditions", a-t-il poursuivi, "il serait souhaitable que le tribunal accorde un délai supplémentaire et autorise la poursuite de l'activité".

L'enseigne, fondée en 1976, avait été placée en redressement judiciaire en novembre après avoir connu des rachats successifs qui s'étaient traduits par une dégradation de sa situation financière, dans un contexte morose pour le secteur de l'habillement. Isabelle Velila a regretté qu'à l'exception de Benoît Hamon (PS), aucun candidat de premier plan n'est manifesté son soutien à l'entreprise. Le sort de l'enseigne, certes moins connue que Vivarte (La Halle, Caroll, André, Naf Naf), a toutefois retenu l'attention de l'Élysée qui doit recevoir les représentants du personnel le 27 avril: "Même si tout s'arrête demain, j'irai au rendez-vous", a affirmé la déléguée du personnel. 

D. L. avec AFP