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Les restaurants désormais incités à proposer un "doggy bag"

Il est désormais possible d'emporter les restes de son repas dans tous les établissements servant plus de 150 couverts par jour.

Il est désormais possible d'emporter les restes de son repas dans tous les établissements servant plus de 150 couverts par jour. - Wikimedia

Depuis le 1er janvier, les plus gros restaurants devraient proposer de plus en plus à leurs clients d’emporter les restes de leur repas. Une conséquence directe d’une loi de…2011.

Une nouvelle étape a peut-être été franchie dans la lutte contre le gaspillage alimentaire. Depuis le 1er janvier, les gros restaurants sont incités à proposer aux clients de repartir avec les restes de leur repas. Une recommandation qui s'inscrit dans l'esprit de la loi de 2011 sur les biodéchets, rappelle Le Parisien.

Cette loi, qui impose par contre le tri sélectif, ne concernait au début que les plus gros producteurs, puis s’est appliquée de manière progressive via un système de seuils. Le dernier d’entre eux a ainsi été atteint le 1er janvier, et concerne maintenant les établissements produisant plus de 10 tonnes de biodéchets par an. Soit "les restaurants qui servent entre 150 et 200 couverts par jour", selon l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie, citée par le quotidien. 

Encore des réticences

Reste à savoir si le "doggy bag" remportera l’adhésion des consommateurs. Car si cette pratique est largement répandue dans certains pays, notamment anglo-saxons, certaines réticences persistent dans l’hexagone. "Une impression de pingrerie ou des craintes sanitaires" notamment, écrit Le Parisien.

Malgré tout, les arguments en sa faveur ne manquent pas. "On préfère que les gens les emmènent avec eux, ça leur fait un petit repas le lendemain, ça peut économiser un ticket restaurant, ça peut nourrir un sans-abri", rappelle ainsi Frédéric, un serveur, interrogé par RMC.

Le "doggy bag" n'est pas obligatoire

Cet article a été mis à jour, après le démenti de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (UMIH). "Il y a du y avoir une confusion avec le tri sélectif qui est désormais obligatoire", précise-t-elle.

Y.D.