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Les Français chauffés à l'électricité craignent l'envolée de leur facture d'énergie

En France, près d’un tiers des foyers sont équipés de chauffage électrique.

En France, près d’un tiers des foyers sont équipés de chauffage électrique. - Damien Meyer-AFP

Alors que se profile l'arrivée précoce des premiers frimas, les Français sont 71% à redouter l'impact de l'hiver sur leur facture d'électricité. Selon un sondage Odoxa/JeChange, 77% de ceux qui ont des radiateurs électriques s'emploient à la réduire par tous les moyens, redoutant l'impact des hausses de tarifs décidées cet été.

Le chauffage électrique reste un poste de dépense qui inquiète beaucoup ceux qui sont équipés de convecteurs. Alors que s'annonce en cette fin de semaine la première vague de froid de l'automne, ils sont 71% à déclarer retarder le plus loin possible l'instant où il leur faudra allumer leur radiateurs électriques selon une enquête d'Odoxa (réalisée sur Internet les 9/10 octobre auprès de 1000 Français) pour JeChange, plateforme internet qui aide les particuliers à changer de fournisseurs (électricité, gaz, internet, assurance).

Selon Le Parisien, qui en dévoile les résultats, 77% des Français cherchent par tous les moyens à réduire la facture d'électricité liée au chauffage. La "technique" la plus répandue consiste à allumer les convecteurs électriques au minimum (43% des sondés y ont recours) et un gros tiers (34%) ne les allument que dans quelques pièces.

Ces inquiétudes des Français quant à l'envolée de leur facture peut en partie s'expliquer par les deux hausses successives de tarifs réglementés de l'électricité pratiquées en juin (+5,9%) et en août (+1,26%). Alors que celles-ci feront ressentir leurs premiers effets inflationnistes cet hiver, une très nette majorité (91 %) des sondés juge les taxes sur l'électricité trop importantes, les hausses de tarifs trop fréquentes et incompréhensibles (89 %)...

En France, près d’un tiers des foyers seraient équipés de chauffage électrique, sa pénétration dans l'habitat neuf s’étant accélérée après les chocs pétroliers de 1973 et 1978, sous l'influence d'EDF qui cherchait à "rentabiliser" au plus vite l'exploitation de son parc de centrales nucléaires.

Frédéric Bergé