BFM Eco

Le deuxième hausse en 2 mois du tarif réglementé de l'électricité entre en vigueur

Les tarifs réglementés de l'électricité, appliqués par EDF à environ 25 millions de foyers, augmentent en moyenne de 1,23% dès ce jeudi. Cette hausse fait suite à celle de 5,9% appliquée le 1er juin.

Les ménages absorbent la deuxième hausse en deux mois des tarifs réglementés de l'électricité, avec l'augmentation de 1,23% appliquée depuis ce jeudi aux 25 millions de foyers concernés. Cette hausse est destinée à couvrir notamment l'utilisation des réseaux publics de transport et distribution de l'énergie. Elle intègre également l'évolution des coûts commerciaux d'EDF et des coûts des certificats d'économie d'énergie.

Dans le détail, il s'agit d'augmenter les tarifs de 1,26% TTC pour les clients particuliers et de 1,10% TTC pour les clients petits professionnels.

Cette hausse des tarifs intervient après une augmentation précédente de 5,9% vivement contestée par les associations de consommateurs et même par l'Autorité de la concurrence, entrée en vigueur le 1er juin dernier. Cette augmentation avait été vivement contestée par les associations de consommateurs et même par l'Autorité de la concurrence. Elle tenait notamment compte d'une progression importante des prix sur les marchés de gros de l'énergie.

Car les tarifs réglementés sont calculés sur une formule complexe, en additionnant les coûts de l'énergie (prix sur le marché de gros et prix du nucléaire historique), le coût d'acheminement de l'électricité (réseaux de transport et de distribution) et le coût de commercialisation. Face aux protestations des "gilets jaunes" et des associations de défense des consommateurs, le gouvernement avait annoncé qu'il modifierait ce mode de calcul.

Le projet de loi énergie climat, qui doit revenir à l'Assemblée à la rentrée, en étant porté par la ministre Élisabeth Borne, relève ainsi le niveau de l'électricité nucléaire qu'EDF peut livrer à un coût réglementé aux autres fournisseurs. L'idée est de donner accès à un volume un peu plus important à cette électricité à prix stable et de réduire le recours au marché européen plus "volatil" et soumis aux aléas du marche de gros de l'électricité.

Frédéric Bergé avec AFP