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Leclerc "a joué le jeu" sur la baisse des prix du carburant

Michel-Edouard Leclerc a révélé que la baisse des prix du carburant a eu de grands effets pour son groupe

Michel-Edouard Leclerc a révélé que la baisse des prix du carburant a eu de grands effets pour son groupe - -

Michel Edouard Leclerc, président des centres E.Leclerc, était interviewé sur BFM Business, mercredi 5 septembre. Il a notamment révélé que la baisse des prix à la pompe a été de neuf centimes dans son groupe,et que cette diminution des prix a augmenté la consommation d’essence de "30%" dans ses enseignes.

Plus d’une semaine après l’annonce de la baisse des prix du carburant par le gouvernement, les prix à la pompe ont effectivement chuté de six centimes en moyenne, selon les chiffres du ministère de l’Energie. Toutefois Michel Edouard Leclerc, président du réseau de distribution E. Leclerc, a annoncé sur BFM Business avoir "fait mieux" que ses concurrents, lors de son interview.

Il indique ainsi que son groupe a connu une diminution moyenne d’environ "neuf centimes de moins que la semaine dernière", sur l’ensemble des prix à la pompe. "Entre six et sept centimes proviennent du dispositif mis en place par Pierre Moscovici, la parité euro-dollar a permis d’accélérer cet effet de baisse"."Les mauvaises langues peuvent aller se rhabiller, nous avons joué le jeu", déclare-t-il.

Michel-Edouard Leclerc poursuit en indiquant que cette baisse des prix de l’essence a également favorisé les achats. Les experts estiment qu’une baisse de six centimes occasionne une augmentation de 1,2% de la consommation de carburants. Mais pour Michel-Edouard Leclerc cet effet est beaucoup plus important: "chez nous l’opération a généré une hausse de 30%" de la consommation d'essence, affirme-t-il.

Il poursuit en considérant que cette augmentation de la consommation montre une "élasticité-prix qui existe et qui est intéressante, notamment pour l’Etat car cette hausse de la consommation d’essence va se traduire par davantage de TVA dans les caisses de l’Etat"."Je ne suis donc pas sûr que l’Etat y perde beaucoup", conclut-il.

La consommation "devient très poussive"

Concernant plus globalement l’état de la consommation en France, le patron des enseignes E.Leclerc juge qu’elle "devient très poussive" et qu’elle "est sur une tendance longue de fléchissement". "Les Français ont désormais conscience d’une baisse du pouvoir d’achat", déclare-t-il.

"La consommation est le gros moteur de la croissance,et elle fléchit. Cela signifie que les industriels n’ont pas de perspectives d’augmentation du chiffre d’affaires", continue Michel-Edouard Leclerc, ajoutant que "cela ne pousse ni à l’emploi, ni à l’investissement".

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