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Le lait et les yaourts devraient augmenter de 3% cette année

La grande distribution devrait répercuter cette année la hausse du prix du lait

La grande distribution devrait répercuter cette année la hausse du prix du lait - -

Les professionnels viennent de s'entendre sur une revalorisation du prix du lait payé aux producteurs, qui passerait à 380 euros les 1.000 litres. Pour le consommateur, la traduction devrait être une augmentation des prix des produits laitiers allant jusqu'à 3% cette année.

Face à la grande distribution et aux industriels, les producteurs laitiers ont obtenu gain de cause : le prix du lait va être revalorisé. Cette année, il devrait passer à 380 euros les 1.000 litres, soit 40 euros de plus qu'en 2013.

Une augmentation qui doit permettre aux producteurs de rentrer dans leur frais. En effet, selon une étude de l' European Milk Board ASBL, la production laitière en France est une activité à perte : le déficit peut atteindre jusqu'à 15 centimes par litre dans certaines régions.

Une situation que les producteurs ont dû mal à comprendre alors que dans le même temps, la demande mondiale est en hausse, portée notamment par la consommation grandissante de la Chine et des pays d'Afrique du nord. Les cours du lait ont ainsi flambé de 10% en 2013, sans qu'il en tirent un quelconque bénéfice, se plaignent les fédérations laitières.

2 centimes de plus sur un litre de lait

En toute logique, cette augmentation aura une incidence sur les prix pratiqués par la grande distribution. Il faut donc s'attendre à une hausse de 2,5 à 3% des yaourts, beurre, et crème fraiche et autres produits laitiers. Sur un litre de lait, la hausse devrait ainsi s'éléver à 2 centimes d'euros.

L'année dernière, en pleine crise du lait, les distributeurs et les industriels avaient fait le choix de ne pas répercuter la hausse de 3 centimes du litre décidée à l'issue de négociations. Ce qui leur avait coûté environ 300 millions et permis aux consommateurs de voir les étiquettes lèèrement baisser, de 1%.

Mais cette année, leur intention est autre, leur marges étant pour certains déjà rognées par la non répercussion d'une partie de la hausse de la TVA appliquée au 1er janvier.

C.C.