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La DGCCRF alerte sur les risques de la coupe menstruelle

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Les services de la répression des fraudes constate que les risques liés à une mauvaise utilisation de cette alternative aux tampons et aux serviettes ne sont pas correctement signalés par leurs fabricants.

Tout comme les tampons, les coupes menstruelles peuvent créer des syndromes de choc toxique avec des séquelles graves pouvant aller jusqu’à l’amputation ou au décès. Or l’existence de ces risques n’est pas toujours correctement signalée sur les notices de ces produits, déplore la Direction générale de la consommation, de la concurrence et de la répression des fraudes, selon France Info ce jeudi.

Ces protections périodiques, alternatives aux tampons et aux serviettes, rencontrent un succès croissant en France. Les utilisatrices apprécient son côté écolo et son coût d’utilisation bien moindre que les produits jetables.

Pas plus de huit heures d'utilisation

Le problème, notent les agents de la DGCCRF, c’est que comme les tampons, les cups s’introduisent dans le vagin. Elles peuvent donc aussi provoquer un syndrome du choc toxique, c’est-à-dire le développement de bactéries et de toxines susceptible d’empoisonner tout le corps. En tout cas si elle est portée trop longtemps.

Et justement, la DGCCRF estime qu’en l’absence de réglementation, les notices ne donnent pas toujours les bonnes recommandations pour se prémunir de ces risques. Par exemple, sur les durées d’utilisation conseillées, certaines marques évoquent un maximum de quatre heures, d’autres de douze heures, et d’autres encore recommandent de la garder toute la nuit.

Pour rappel, les autorités sanitaires préconisent de ne pas garder sa cup plus de huit heures d’affilée, et de ne pas dormir avec.

Nina Godart