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IN, la start-up française qui veut vous convertir aux steaks d'insectes

IN veut développer l'alimentation raisonnée en proposant une alternative à la viande.

IN veut développer l'alimentation raisonnée en proposant une alternative à la viande. - IN

Connaissez-vous les "fruits de terre" ? C'est l'appellation choisie par le créateur lyonnais de IN pour désigner l'ingrédient qui fait toute l'originalité de ses steaks: des vers de farine.

Manger trop de viande a un impact sur l'environnement. Comme tout le monde ne veut pas se mettre aux steaks de soja, Adrien Lamblin veut proposer aux consommateurs une source de protéine encore peu disponible en France: celle issue des insectes. L'idée lui est venue lors de ses études en école de commerce où, pour valider son diplôme, il fallait élaborer un projet d'entreprise fictive. Il a choisi la commercialisation de nourriture à base d'insectes transformés. Le projet lui tenait tellement à cœur que ce Lyonnais a décidé de le concrétiser une fois ses études achevées. Il a bien fait d'insister: fin novembre, il a remporté le prix de la Foodtech de la première édition du Food-Tech Challenge, organisé par l'institut Paul Bocuse. 

Comme l'idée de déguster des insectes peut rebuter plus d'un consommateur, Adrien Lamblin a choisi de les nommer "fruits de terre", et d'appeler sa société IN, clin d'oeil à la première syllabe du mot insecte. 

Des steaks croustillants et moelleux

Son choix s'est porté sur des vers de farine, élevés par Entomovia, une autre start-up basée à Bourg-en Bresse. "Nous les transformons en farine. Avec des chefs cuisiniers, nous avons élaboré une recette de steak qui soit à la fois croustillant et moelleux", explique Adrien Lamblin. D'ailleurs ce n'est pas la farine de fruits de terre qui est l'ingrédient majoritaire, mais la farine de pois chiche. Les steaks sont emballés sous vide et se gardent au frais pendant quelques jours. Leur prix? 33 euros le kilo, soit 5 euros pour une pièce de 140 grammes.

Adrien Lamblin voit plusieurs canaux de distribution pour ses produits. Il veut par exemple organiser des dîners découvertes chez les particuliers, démarcher les restaurateurs, rejoindre des Amap. Il mise aussi sur la street food. Son site de vente en ligne n'est pas encore finalisé, mais en passant par sa page Facebook, on peut passer commande pour une livraison en main propre… sur Lyon. En 2018, il compte également être référencé dans les enseignes spécialisées dans les produits biologiques.

En attendant, Adrien Lamblin prépare de nouvelles recettes. Il va s'attaquer à une spécialité de la gastronomie lyonnaise: la quenelle. 

Coralie Cathelinais