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Fruits et légumes prêts à l'emploi: les producteurs s'alarment de la hausse de leurs coûts

la salade, incontournable au potager

la salade, incontournable au potager - Pixabay

Les entreprises de ce secteur voient notamment le prix des emballages plastiques flamber de 10 à 60%.

De plus en plus de secteurs sont confrontés à la hausse du coût de certaines matières premières. Cette fois, ce sont les entreprises du secteur des fruits et légumes prêts à l'emploi (comme les salades en sachet) qui tirent la sonette d'alarme.

Réunies au sein du SVFPE (Syndicat des fabricants de produits végétaux frais prêts à l'emploi) constatent la "la hausse généralisée de leurs coûts de production, (...) elles sont désormais dans une situation intenable", peut-on lire dans un communiqué de presse.

Concrètement, la hausse du prix des matières utilisées pour les emballages connaît "une hausse record". Le coût du plastique a bondi en moyenne entre 10% à 60% selon les plastiques et le carton aurait augmenté en moyenne de 10% à 20%. Sans oublier "la flambée des tarifs liés au transport".

Pénurie de plastique

"Ces coûts supplémentaires viennent s'ajouter aux lourds investissements que la filière amont et aval consacre pour l'économie circulaire et la transition agroécologique (notamment dans les domaines de l'agriculture bio, de la réduction des produits phytosanitaires, et de l'adaptation au changement climatique)"s'inquiète le syndicat.

"A ces importants surcoûts, s'ajoute également l'impact financier de la baisse des volumes sur le segment de la restauration hors domicile depuis le début de la crise sanitaire, circuit qui représente 30 % des débouchés de la filière", poursuit-il.

La hausse du prix du plastique s'explique par une pénurie due à une baisse historique de la production l'an passé. La production mondiale a ainsi reculé de 0,3% en 2020 à 367 millions de tonnes, il s'agit seulement du troisième repli observé depuis le début de l'ère industrielle.

Elle atteint 5,1% sur le Vieux continent (soit la troisième baisse enregistrée depuis la seconde guerre mondiale) à 55 millions de tonnes et même 11% en France. Problème, l'offre ne s'est pas encore alignée sur la demande qui explose depuis le début de l'année, de manière plus forte que ce qui avait été anticipée.

Olivier Chicheportiche Journaliste BFM Business