BFM Business

Faut-il écourter et repousser les soldes?

Les soldes font bondir certains commerçants

Les soldes font bondir certains commerçants - Iroz Gaika - AFP

Le coup d'envoi des démarques estivales est donné ce mercredi 24 juin. Une date très proche du début de l'été qui inquiète la fédération du prêt-à-porter. Cette dernière appelle ainsi à repousser et raccourcir la période des soldes.

Le coup d'envoi des soldes d'été est donné ce mercredi 24 juin jusqu'au 6 août prochain. Et selon deux sondages (YouGov et Ifo), près de 6 Français sur 10 envisagent de profiter de cette période pour repérer les meilleurs prix.

De bonnes affaires pour le consommateur mais pas forcément pour le commerçant. Et dans cette optique, le débat sur le calendrier refait surface. La Fédération française du prêt-à-porter féminin a ainsi interpellé les pouvoirs publics, réclamant un démarrage plus tardif sous peine de tuer les petits commerces.

Pour cette fédération, les soldes représentent en effet "la mise à mort d'un produit en pleine force de l'âge". Un constat qui est encore plus vrai pour les soldes d'été, explique son président, Daniel Wertel.

"Solder les vêtements d’été au démarrage de l’été va à l’encontre du plus simple bon sens. Date de l’été : 21 juin, date des soldes : 24 juin", peste-t-il dans un poste de blog. "Et supposons qu’il pleuve pendant ces 4 jours de pleine saison !", ajoute-t-il.

43% des articles vendus à prix cassés

D'où la demande de sa fédération de repousser d'un mois le début des soldes d'été. Un mois pour essayer de ne pas déséquilibrer la trésorerie de ces commerces menacés de destruction, selon la fédération du prêt-à-porter.

"Notre avis est qu'ils se tiennent un mois trop tôt dans les saisons et qu'ils durent trop longtemps. Cela tue le commerce", affirme ainsi Daniel Wertel.

La fédération du prêt-à-porter féminin a d'ailleurs fait les comptes. Entre les diverses promotions et les soldes, ce sont au final 43% des articles qui sont vendus à prix cassés.

La fédération demande donc à être reçu très vite par la nouvelle secrétaire d'état au commerce, Martine Prinville. Elle a déjà préparé ses arguments. Cette surenchère de prix bas constitue aussi une incitation à la délocalisation et dans cette affaire c'est la survie de toute une industrie qui est menacée.

Marie Coeurderoy, édité par J.M.