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FagorBrandt: quatre offres de reprise déposées

FagorBrandt emploie environ 1.800 personnes en France.

FagorBrandt emploie environ 1.800 personnes en France. - -

Quatre offres ont, selon des sources syndicales, été déposées vendredi 17 janvier pour racheter le fabricant d'électroménager qui a été placé en redressement judiciaire en novembre 2013. Environ 1.800 emplois sont en jeu.

L'avenir de FagorBrandt reste encore bien flou. Selon Philippe Breger, secrétaire national CGT de l'entreprise, cité par l'AFP, le groupe d'électroménager, en redressement judiciaire depuis novembre dernier, a fait l'objet de quatre offre de reprise, les candidats ayant eu jusqu'à vendredi 17 janvier 17 heures pour se manifester.

La plus large de ces offres portant sur la filiale hexagonale de l'espagnol Fagor conserverait 1.200 postes sur les 1.800 que compte l'entreprise.

Une deuxième offre concernerait "entre 700 et 1.000 personne", et deux dossiers, dont un financier, porteraient "sur des sites isolés" et concerneraient chacun "200 personnes", a ajouté Philippe Breger qui n'a toutefois pas eu vent des noms des repreneurs potentiels.

Le Figaro de ce samedi 18 janvier indique que l'algérien Cevital ferait partie des candidats.Ce conglomérat, présent aussi bien dans l'électroménager que l'alimentaire ou l'industrie, avait déjà repris en juin l'entreprise de menuiserie en PVC Oxxo, basée à Cluny, s'engageant à conserver 286 des 406 emplois.

Une reprise complexe

Les représentants syndicaux devraient obtenir davantage de détails lors d'un comité central d'entreprise qui aura lieu le 22 janvier prochain.

L'Etat français a prêté 10 millions d'euros à FagorBrandt, qui lui ont permis depuis la fin décembre de reprendre partiellement son activité, stoppée mi-octobre faute de pouvoir payer les fournisseurs.

La reprise de cette société s'avère compliquée de par la complexité de sa structure juridique. Ainsi les marques phares de l'enseigne (De Dietrich, Vedette, Brandt) sont en fait détenues par une autre filiale du groupe Fagor.

Cette dernière a, elle aussi, déposé le bilan en novembre, sa propriétaire, la coopérative espagnole Mondragon, refusant de renflouer cette société qui croûle sous un endettement de 800 millions d'euros.

J.M. avec AFP