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À Istanbul, on recharge sa carte de métro en recyclant ses déchets

Lorsqu’un voyageur insère une bouteille en plastique vide dans l'automate, la machine scanne la bouteille pour en déterminer la taille et déterminer le montant à créditer sur le carte de transport.

Lorsqu’un voyageur insère une bouteille en plastique vide dans l'automate, la machine scanne la bouteille pour en déterminer la taille et déterminer le montant à créditer sur le carte de transport. - Isbak

Dans le métro d'Istanbul, la bouteille en plastique devient un moyen de paiement pour créditer sa carte de transport. Des automates ont été installés à cet effet pour améliorer la pratique du recyclage encore peu répandue en Turquie.

Quand les automates de ticket de transport acceptent les bouteilles en plastique et les canettes de métal à recycler comme monnaie d'échange. C'est le cas à Istambul où les voyageurs peuvent échanger ces déchets pour créditer la carte de de transport utilisée dans cette mégapole de 15 millions d'habitants.

Ces automates recycleurs acceptent les bouteilles de plastique et les canettes que le voyageur insère dans l'orifice prévu à cet effet pour créditer sa carte IstanbulKart. Ils sont installés sur 25 sites du réseau de transport stambouliote. À la fin de l’année, une centaine de ces machines seront implantées. Elles sont capables de reconnaître les déchets puisque le montant du crédit porté sur la carte de transport varie selon leur volume.

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- © Les automates sont capable de reconnaître les bouteilles en plastique pour identifier leur taille et créditer la carte de transport en conséquence. Isbak.

Une bouteille de 0,33 litre rapporte 2 centimes de lire turque, une bouteille de 0,5 litre équivaut à 3 centimes et une autre grande de 1,5 litre fait créditer 6 centimes. En échange d'une canette en aluminium de 0,5 l, le voyageur reçoit 9 centimes de crédit sur sa carte de transport.

Cette initiative originale a pour lieu la plus grande ville d'un pays réputé peu vertueux en matière de recyclage. La Turquie est le troisième "producteur" européen de déchets ménagers avec 67 millions de mètres cube, après l'Allemagne et la France, mais arbore le volume le plus élevé de déchets non-recycles de la zone Europe élargie, selon un rapport publié en 2017 par le groupe de conseil Expert Market, basé au Royaume-Uni.

F.Bergé