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Bruno Le Maire veut un "accompagnement spécifique" pour les libraires

Bruno Le Maire

Bruno Le Maire - AFP

Le ministre de l'Economie a promis un "accompagnement spécifique pour les libraires" dont l'activité a chuté de 90% depuis le début du confinement.

Les librairies font partie des "secteurs sinistrés" et doivent recevoir un "accompagnement spécifique" dans le cadre des aides en préparation pour le tourisme, a annoncé ce mercredi le ministre de l'Economie Bruno Le Maire.

"Nous estimons avec le ministre de la Culture Franck Riester et avec le président de la République qui a reçu ce matin les acteurs de la culture qu'il faudra un accompagnement spécifique", alors que "les librairies ont beaucoup souffert", a déclaré le ministre à quelques journalistes lors d'une visite à la librairie Folies d'encre, à Montreuil, en proche banlieue parisienne. "Ce sont des commerces qui ont une marge qui est très faible", a-t-il expliqué.

"Je souhaite que nous apportions un soutien total, très déterminé aux libraires, parce que c'est la vie culturelle de la France qui est en jeu", a affirmé le ministre.

Chute de l'activité de 90%

Le syndicat de la librairie française évalue entre 20 et 26 millions d'euros les charges fixes demeurant à la charge des libraires, dont l'activité a chuté de plus de 90% durant le confinement, entre la mi-mars et la mi-mai. "Il y a trois secteurs qui ont besoin d'un accompagnement spécifique, le tourisme, l'industrie automobile et l'industrie aéronautique", a résumé Bruno Le Maire. "Le tourisme on va le comprendre dans un sens large, dans le tourisme il y a la culture et dans la culture il y a les libraires", a-t-il détaillé.

Selon le ministre, il faut éviter que les libraires ayant eu recours à un prêt pour pallier un problème de trésorerie se retrouvent avec "un problème de solvabilité quand il faudra rembourser l'emprunt". Face au risque "d'une cascade de faillites de libraires", "il faut qu'on réfléchisse à la manière dont on peut étendre la maturité des prêts, pour que ça ne pèse pas trop sur la trésorerie des librairies", a indiqué Bruno le Maire. "Il faut aussi que nous regardions ce que les éditeurs sont prêts à faire en termes de remise commerciale pour augmenter la marge des libraires", a-t-il ajouté.

La gérante de librairie, Amanda Spiegel, a déclaré qu'elle appréhendait la reprise "de manière très floue". "On a fait des plannings un peu hasardeux, j'ai refait des commandes assez improbables, et on va se donner une semaine ou deux pour comprendre ce qui se passe et réajuster ce qui touche au client, c'est à dire les horaires d'ouverture, le nombre de libraires et les stocks, tout en gardant un regard assez acéré sur l'état de la trésorerie".

P.L avec AFP