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Bruno Le Maire: "le télétravail reste souhaitable mais ce n'est pas la panacée"

Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, s'est déclaré lundi défavorable à une baisse de l'indemnisation pour les salariés, contrairement à ce qu'avait évoqué la secrétaire d'Etat Agnès Pannier-Runacher vendredi dernier.

Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, s'est déclaré lundi défavorable à une baisse de l'indemnisation pour les salariés, contrairement à ce qu'avait évoqué la secrétaire d'Etat Agnès Pannier-Runacher vendredi dernier. - Capture vidéo BFMTV

Le télétravail reste "souhaitable" alors que la France entame ce lundi une nouvelle phase de déconfinement, mais ne doit pas devenir la règle à long terme, a déclaré le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire.

Le télétravail reste souhaitable dans la mesure où ça permet d'avoir une reprise progressive, de limiter la circulation du virus mais j'ai toujours considéré que ce n'était pas la panacée", a dit Bruno Le Maire sur franceinfo.

Des propos qui font écho à ceux de Geoffroy Roux de Bézieux président du Medef, tenus début juin, pour qui "le télétravail, encouragé depuis le début de la crise sanitaire, ne doit pas devenir la norme" et "n'est pas l'alpha et l'oméga".

"Elle n'est pas la solution définitive du monde du travail"

Le ministre de l'Économie a poursuivi déclarant que cette approche "indispensable en période de circulation du virus", "n'est pas la solution définitive globale pour tout le monde du travail en France", en assurant que "la reconstruction économique est la priorité absolue nationale des prochains mois".

Réagissant aux propos d'Emmanuel Macron lors de son allocution, hier dimanche, à propos de son invitation à "travailler et produire davantage", il a commenté, "cela veut dire travailler tous", afin que "le plus grand nombre de Français puissent trouver un travail".

Interrogé sur l'éventualité de demander aux Français de renoncer à des jours de congés, le ministre de l'Economie a répondu: "non, je ne crois pas du tout que ce soit ce qu'a dit le président de la République"." La lecture est très simple: il faut que nous travaillions tous", a-t-il poursuivi.

Expliquant que la relance de l'économie passait par la consommation, le ministre a également insisté sur la nécessité de préserver le pouvoir d'achat de ceux qui travaillent. Il a également annoncé un effort pour favoriser l'emploi des jeunes. "Nous ferons tout pour leur ouvrir les portes du marchés du travail", a-t-il dit.

Frédéric Bergé