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Bridgestone Béthune: les syndicats conservent "un petit espoir"

Des salariés devant l'usine Brigestone de Béthune le 16 septembre, alors que la fermeture du site a été annoncée.

Des salariés devant l'usine Brigestone de Béthune le 16 septembre, alors que la fermeture du site a été annoncée. - DENIS CHARLET / AFP

A l'issue d'une réunion avec les ministres du Travail et de l'Industrie, la direction du groupe et les élus locaux, Bruno Wable, secrétaire-adjoint de la CGT a indiqué qu'il "y a quand même un petit espoir du fait qu'ils acceptent de discuter".

Les syndicats de Bridgestone Béthune ont affirmé lundi conserver "un petit espoir" sur un maintien d'activité sur ce site de 863 salariés promis à la fermeture par la direction après une réunion de crise à Béthune.

"On connait cette direction de Bridgestone, comment elle opère. Mais il y a quand même un petit espoir du fait qu'ils acceptent de discuter: on aurait pu dire la porte est fermée, pas de discussion. Donc on s'accroche à ça", a déclaré Bruno Wable, secrétaire-adjoint de la CGT, à l'issue de cette réunion avec les ministres du Travail et de l'Industrie, la direction du groupe et les élus locaux.

"Pour l'instant, ce n'est pas gagné, mais on reste dans le plan A. On va essayer de rester à Bridgestone", a également expliqué Stéphane Lesix, secrétaire CFDT du CSE. "Maintenant, c'est clair et net, l'État veut vraiment mettre de l'argent sur la table pour un projet cohérent" autour des pneus "à grosse dimension", a-t-il ajouté, alors que le site de Béthune est actuellement dédié à la production de petits pneus, un marché considéré comme moins porteur.

L'avocat de l'intersyndicale Stéphane Ducrocq a lui aussi fait état d'une "réunion constructive avec les pouvoirs publics". Il y a "une perspective à 15 jours, trois semaines pour savoir si Bridgestone est prêt à faire marche arrière ou entrevoir d'autres projets que celui de la fermeture, donc on croise les doigts et on attend", a-t-il poursuivi, alors que la ministre déléguée à l'Industrie Agnès Pannier-Runacher a évoqué ce rendez-vous avec la direction Europe du géant japonais du pneumatique pour "revoir les différents scénarios" et contre-expertiser ceux de l'entreprise.

Dans un communiqué lundi après cette première réunion, cette dernière a indiqué que la fermeture du site était "la seule option", mais qu'elle entendait "participer activement à la recherche de solutions pour le site et le territoire".

AKM avec AFP