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Antitrust: les patrons des GAFA vont paraître devant une commission parlementaire américaine

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L'audience aura lieu le 27 juillet, et les PDG de Google, Apple, Facebook et Amazon devront répondre de leurs pratiques en termes de concurrence et de gestion des données.

Les patrons des quatre géants de la tech - Google, Apple, Facebook et Amazon - vont être interrogés par des parlementaires américains dans le cadre d'une des enquêtes sur d'éventuelles pratiques anti-concurrentielles.
Sundar Pichai (Alphabet, maison-mère de Google), Tim Cook (Apple), Mark Zuckerberg (Facebook) et Jeff Bezos (Amazon) ont accepté de répondre aux questions de la commission judiciaire de la Chambre des représentants des Etats-Unis. L'audience aura lieu le 27 juillet, et les quatre PDG pourront se présenter virtuellement s'ils le souhaitent

"Depuis juin dernier, le sous-comité enquête sur la domination d'un petit nombre de plateformes numériques et sur la pertinence des lois antitrust existantes et de leur application", ont rappelé Jerry Nadler, le président de la commission, et David Cicilline, celui du sous-comité sur la concurrence, dans un communiqué lundi. "Etant donné le rôle central de ces groupes dans la vie du peuple américain, il est essentiel que les PDG soient coopératifs", ont-ils ajouté.

Google et Facebook, qui accaparent l'essentiel des recettes publicitaires numériques mondiales, mettent à disposition des services "gratuits" devenus largement dominants sur leur créneau (comme le moteur de recherche ou la plateforme YouTube pour Google). Les interactions des utilisateurs avec ces produits leur permettent de récolter des données sur leurs profils et de vendre des espaces publicitaires ultraciblés, à très grande échelle.

Chez Apple et Amazon, ce sont plutôt leurs plateformes de vente (l'App Store sur les iPhone et iPad et le site de e-commerce pour Amazon) qui sont dans le collimateur des représentants, car les deux entreprises sont à la fois hébergeurs et commerçants.
Plusieurs enquêtes sont en cours au niveau des autorités fédérales et aussi des Etats sur les pratiques des "GAFA" en termes de concurrence ou de gestion des données.

C.C. avec AFP